La Route du Rock, édition d’été 2014

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En août 2013, la route du rock régalait copieusement quelques 20000 festivaliers par une programmation tant exigeante que généreuse. Des avalanches de Godspeed You! Black Emperor aux mets fruités de Suuns et Tame Impala, la réussite était frappante, réglant au passage quelques problèmes comptables du festival, mais surtout, faisant naître une attente forte : celle d’un festival qui tente d’offrir le meilleur dans son style tout en restant proche des festivaliers. Depuis déjà 24 ans, Saint-Malo officie en vitrine de ce rock un peu différent, le fameux « rock indé » en accueillant plus d’une trentaine de concerts en trois jours dans l’enceinte pluri centenaire du fort de Saint-Père. Pour la deuxième année consécutive, je suis donc allé consulter mère Bretagne, espérant entrevoir l’avenir du rock indépendant du haut de ses grandes falaises de granit, surplombant une mer d’émeraude.

Comme d’habitude, la programmation compte quelques noms issus de paysages musicaux très variés : Caribou, Darkside, Portishead, Moderat, Todd Terje… A l’ère musicale où prospère l’électronique, le bastion de Saint-père semble s’ouvrir encore un peu plus à cette esthétique. Cela ne pose aucun problème de cohérence, naturellement, personne n’ayant pu jusqu’à présent définir le rock indé plus précisément que par « c’est un truc différent ». Aucune n’entrave à la présence d’un groupe proche du métal (Metz) ou même de pointures purement électroniques (de Moderat à Jamie XX). Car, bien souvent, les artistes issus de la musique électronique sont appréciés pour leur maitrise impressionnante du dispositif sonore, qui offre au public une musique chaude et précise. Et c’est justement là l’une des limites du rock « pur » : de n’intégrer qu’assez rarement ou partiellement les possibilités d’un son propre, ce qui, en terme d’intelligibilité, est assez désolant.

Nous avons à peine planté notre maison frisbee dans le champ dédié à cet office qu’une pluie torrentielle commence à marteler le sol breton. Nous nous pensions équipés, il ne nous manque que les bottes.

Jeudi : journée diesel

C’est donc les pieds dans la boue jusqu’aux chevilles que nous descendons le toboggan géant qui doit nous amener jusqu’à l’enceinte du fort, là où sont disposées les scènes. Une petite accalmie ensoleillée nous permet de découvrir Angel Olsen, qui éveille délicatement nos esprits à la musicalité du lieu. Ses ballades rock au ton naïf sont agréables, mais n’incitent pas pour autant le soleil à continuer l’aventure. Victime du premier problème technique, elle sera tout de même flattée d’une demande en mariage d’un festivalier. Une des particularités de ce festival étant de ne jamais proposer deux concerts en même temps, et donc de les enchaîner très vite, nous glissons sportivement jusqu’à la grosse scène où un type imite maladroitement le chant de Bob Dylan en improvisant à la guitare sur ses chansons incompréhensibles. Le son mériterait l’intervention des gentilles dames de C’est du propre. En effet, l’espèce de boucan réverbéré que nous propose The War On Drugs parvient même à masquer la pauvreté des compositions du groupe. Heureusement, le noble chevelu Kurt Vile et ses copains The Violators viennent redonner quelques lettres de noblesse au rock américain, par de très jolies chansons, dynamisées ça et là par quelques ruptures explosives. Les festivaliers s’éveillent doucement, deux filles dansent et sautent dans des flaques d’eau géantes pendant qu’un rayon de soleil caresse le visage de notre ami Kurt. Real Estate, encore un groupe américain, nous chante quelques mélodies estivales qui, si elles sont loin d’être redoutables, effacent en un tour le mauvais souvenir de The War On Drugs. C’est ensuite l’heure de la première vraie tête d’affiche du jour : The Oh Sees (en formation réduite à trois) doivent venir marteler la puissance du psychédélisme bruyant qui leur est cher. Amassés tous trois au centre de la scène, ils n’impressionnent guère plus qu’un joueur de cornemuse n’étonne à Saint-Malo ; ils font du rock à la route du rock, pas de quoi faire oublier la pluie. Encore une fois, le son n’est pas bon, et l’américanisme de ce début de soirée commence à nous lasser : les groupes se sont contentés pour l’instant de dérouler leurs sets, sans jamais communiquer avec le public (et puis quoi encore, t’imagine s’il répond ?).

Le beau rôle dans ce bain de boue (réelle et sonore), revient au premier groupe anglais à fouler le sol du fort en cette édition 2014 : The Fat White Family. Les mecs sont visiblement du genre à mouiller le maillot, voire même à l’abandonner au profit d’un apparat plus honnête ; se déshabillant à mesure que le concert avance. Leur musique dénote largement des banalités que nous ont proposés les groupes précédents : la musique est d’une animalité puante, d’un groove malsain, le tout pendant qu’ils sautent partout et que le public commence enfin à s’éveiller. Mieux que nous faire accepter la condition boueuse qui est la notre, ils la rendent très appréciable : on veut plus de boue, plus de Fat White Family. Cette fois, nous nageons jusqu’à la grande scène, où Caribou doit venir allumer le dancefloor. Cette fois encore, la réussite est de taille, le son est d’une rare pureté, et leurs chansons tubesques prennent une véritable tournure dance en concert. Mais attention, on ne parle pas de la vieille techno puante d’un vieux bar miteux : c’est subtil et fruité, et l’apport du mélange instrumental (mélange d’une formation rock et électronique) est très intéressant. Ils montrent probablement la voie à toute une future génération de musiciens électroniques, en offrant enfin à ce genre une forme totalement vivante. Enfin, le très attendu duo Darkside perpétue cette lancée d’un groove hypnotique qu’enrichit une guitare parfois blues-funk, sinon très expérimentale et hurlante. Le public danse jusqu’à 3h40, clôture de cette première journée sauvée par deux groupes de rock, et deux formations électroniques qui, en donnant le maximum, ont bien inspiré les festivaliers en alliant l’exigence d’une véritable communication musicale à la nécessité d’un engagement corporel. De la boue jusqu’aux genoux, nous regagnons nos quartiers, questionnant la possibilité d’endurer trois jours de cette apocalypse météorologique.

Vendredi : Les surprises sont bonnes, parfois…

C’est sous un ciel plus découvert qu’en ce vendredi, nous nous sommes rendus à la plage de Saint-Malo où Aquaserge doit inonder le cœur des festivaliers courageux. Déjà convaincus par leur récente prestation aux Siestes Electroniques à Toulouse, nous devons rapidement réviser notre jugement. Sans la formation cuivre, l’on entend mieux les petites difficultés du groupe (notamment dans le chant). Les sublimes compositions sont moins folles que d’habitude, Julien Gasc n’ajustant pas toujours parfaitement son chant ; tant pis, les compositions sont belles, et ils ont presque le sourire (faudrait pas déconner non plus). Serge singe paraît plus mou sans les cuivres, les expérimentations sonores sont moins prenantes, le son moins propre… Disons tout de même que l’acoustique d’une plage est une science inexacte, et que ce concert sans prétentions propose un début de journée agréable.

Retour sur le fort de Saint-Père, où l’organisation n’a pas chômé pendant la nuit : le sol devant les scènes a été recouvert de paille ; idée brillante si l’on se souvient un peu que la boue et la paille forment un torchis suffisant pour construire des maisons. Le sol est donc plus solide en cette seconde journée. On découvre donc avec joie les Cheatahs, relativement en forme, la jeune formation anglaise largement influencée de la scène shoegaze marque une jolie ouverture rêveuse à cette journée du vendredi. Moins touchés que les autres groupes par les ravages musicaux des ingénieurs du son, ils nous offrent une musique vivante, puissante, mélodieuse et un son rugueux comme le granit. Place ensuite à une subtile touche de féminité animale dont le paysage musical manque tant.

Le concert d’Anna Calvi confirme l’esquisse d’une soirée grisante. Son rock transpirant est intelligemment orchestré, le tout est sublimé par des mélanges intéressant de sonorités acoustiques. Toutefois, elle semble tomber un peu dans la facilité, usant sans précautions de nuances dynamiques exagérées entre couplet et refrain. Le punk déjanté de Protomartyr offre un peu de légèreté à ce début de soirée. Le chant est très connoté The Clash, ça rappelle des bons souvenirs, même si ce concert est tout à fait oubliable (et le son toujours aussi immonde). C’est ensuite l’heure des vieux briscards de Slowdive, bien ancrés dans la thématique de cette journée. Leur pop réverbérée aérienne est d’une propreté relativement étincelante, une longue autoroute de douceur mélodieuse vers un sentiment nostalgique clairement proclamé.

Cela dit, on s’endort un peu sur la fin.

Ca tombe bien, car… Portishead a probablement proposé le live le plus complet de ce festival : à la fois émouvant, sensuel, puissant et incroyablement cadencé, ils ont aussi proposé le son le plus propre depuis Caribou. Ils ont l’air aussi ému que nous, 16 ans jour pour jour après leur premier passage à la route du rock, à l’époque des débuts. Beth Gibbons s’autorise quelques cris puissants à la fin de Threads. Ils bénéficieront du seul rappel du festival, avant de céder la vedette à Metz, qui n’attend pas longtemps pour mettre fin à toute cette émotion. Sorte d’hybride métal, noise, punk et hardcore d’une violence inouïe, les types veulent envoyer du bois, et s’y adonnent avec une précision chirurgicale. Il n’y a manifestement pas de raison à tout ce vacarme, sinon la présence d’américains détraqués sur scène. Mais, Metz propose une musique presque subtile comparé à ce qui va suivre : Cette fois, on pensait vraiment que les mecs de Liars s’étaient trompé de festival. Après on a pensé à une blague des programmateurs. Sauf que Liars, dans son anti-groove binaire au son pauvre ne s’offre même pas les moyens musicaux de l’humour. Ils sont simplement vulgaires, et, si certains parviennent à apprécier cette bouillie tant dégénérescente que malpropre, on se contentera de considérer leur présence comme la plus grosse erreur de programmation de cette édition 2014 ; qu’en est-il de la prétendue exigence d’un festival qui programme ceci ? Nous n’avons pas le courage d’attendre la fin de cette mascarade, on abandonne l’idée d’assister à Moderat, paraît-il que ça valait le détour !

Samedi : Un peu de facilité déconcertée

L’après-midi sur la plage encore, Pégase extrapole des mélodies trop faciles avec un son très propre et propice à la rêverie estivale. Curieusement, ça fonctionne plutôt bien, et pour cause : au regard du nombre de groupes qui privilégient l’inverse (belles mélodies, et son sale), l’on est flatté d’entendre enfin un groupe qui soit suffisamment respectueux de son public pour lui offrir quelque chose d’intelligible, bien que très éloigné d’un discours transcendantal.

A peu près aussi violents que Metz, les Perfect Pussy assurent leur rôle de mise en jambe avec une énergie démesurée, le tout sur un set de 25 minutes. Bien réveillés, on se dirige sur la grande scène, sur un sol de torchis parfaitement sec à présent. Mac Demarco, joliment paré d’un T-shirt The Simpsons et accompagné de ses trois camarades de fortune propose de nous dorer posément avec lui sur quelques hymnes au soleil. Aussi ivres que possible, les types s’amusent en nous divertissant gaiement, avec une simplicité déconcertante. L’adieu cérémonial de l’américain (à savoir marteler son micro sur son cul) est presque émouvant, et ferait quasiment oublier l’énorme rot amplifié dont il nous a préalablement fait cadeau. Le public est heureux, il fait beau, et la route du rock se pare pour ses dernières cartouches de l’édition 2014. Baxter Dury vient dandyfier ce début de soirée, sur une pop sucrée, riche de lieux communs, mais agréablement arrangée. Ce concert fait passer le temps relativement vite, en attendant le retour du rock : Toy doit arroser la petite scène de rythmiques motoriques et d’ambiances planantes, on les attend de pied ferme. Mais….

On n’entend que la batterie et quelques infra-basses. Ils ont sans hésiter le son le plus mauvais du festival, et ne tentent pas vraiment de communiquer avec le public, une très grosse déception.

Fort heureusement, Temples a dans sa besace de quoi redonner au psychédélisme ses lettres de noblesses. On pourrait penser à un Tame Impala en moins cher, mais ce serait à un fourvoiement total : leur art mélodique est entraînant, rêveur et revigorant. De la psyché aux cheveux longs, bariolée de couleurs étranges et de saveurs étonnantes, dont on ne se lasse vraiment pas ! Et, comme d’habitude, la programmation est bâtie sur des ruptures très fermes : c’est au tour de Cheveu d’entrer dans l’arène. Ils ont la ferme intention de tout casser avant de partir, pour purifier l’air de ses ondes les plus malsaines. Sans surprise, on les observe tournoyer une heure durant sur la petite scène, envoyant un son gonflé à la nitroglycérine. Une poubelle de ville commence un slam, pendant que les types continuent de détruire la sono à grand coups de décadence. La scène est à jamais souillée par leur passage apocalyptique, le public est gonflé à bloc et tout semble parfait pour débuter un énorme dancefloor breton, en compagnie des maîtres du groove : d’abord Jamie XX puis Todd Terje qui inondent la grande scène de leur science de la dance music.

Le festival s’achève sur ces quelques pas de danse festifs, qui rend hommage à un public très respectueux que la pluie ni la boue n’auront découragés.

Après discussion avec quelques festivaliers, on constate l’inévitable : une grande partie du public était venu pour entendre des musiques électroniques, en témoigne la faible fréquentation des concerts rock de fin d’après-midi. Si la programmation était toujours aussi riche, son homogénéité était plus grande qu’en 2013, unité masquée par des grandes ruptures dans l’enchainement des concerts. Le festival affiche une hausse impressionnante de fréquentation, passant cette fois de 20 000 à environ 26 500 entrées.

Connu comme bastion du rock indé, style bâtard pour toujours indéfini et indéfinissable qui offre la possibilité d’y inclure à peu près n’importe quoi. Cette indistinction générale de « l’indé » a pour conséquence cette année de faire briller le festival sur les concerts électroniques : Caribou, Darkside et Portishead portent cette année le flambeau de la réussite sur tous les plans : maîtrise du dispositif sonore, respect du public et générosité… Ces projets mêlant l’électronique à quelques vestiges du rock (batterie, guitares saturées… etc) font largement progresser des problématiques inhérentes à leurs musiques : rendre plus vivante la musique électronique. Le Rock généreux et gouailleur est toujours là cependant, pas forcément là où on l’attendait : la générosité de The Fat White Family, l’animalité d’Anna Calvi, l’apocalyptique frisson proposé par Cheveu et les fresques épiques de Temples font oublier le désengagement de The Oh Sees, la pauvreté musicale de The War On Drugs et la vulgarité des Liars. Du reste, nous restons surpris par la faculté de certains groupes (Toy) à tenter de cacher leur faible musicalité derrière un son incompréhensible. Quelques pépites de pop douce et plane, de Mac Demarco à Baxter Dury lient les différentes esthétiques et affirment une certaine cohérence du festival : désormais bastion de la pop indé. La Route du Rock, collection été 2014 brille comme un gros festival de « tout venant exigeant ».

Mais si quelques points de programmation sont contestables, il est essentiel toutefois de louer le travail des organisateurs, d’une réactivité surprenante aux imprévus, et surtout… l’effort incroyable des agriculteurs locaux pour rendre le sol praticable !

Death From Above 1979 – Government Trash

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A moins d'un mois de la sortie de leur second album - The Physical World - les DFA79 partagent un second single, Governement Trash. Le premier extrait Trainwreck 1979 s'écoute toujours à cette adresse.

The Physical World est attendu pour le 09 Septembre prochain, et ils seront à Paris au Badaboum le 08 Octobre.

Jeff Mills sortira prochainement son album « Emerging Crystal Universe »

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L'astronaute de la techno Jeff Mills a récemment annoncé la sortie d'un nouvel album, Emerging Crystal Universe. C'est le 8ème chapitre de sa série de LPs centrée autour du futur et la science-fiction, Sleeper Wakes.

La tracklist, le visuel et la preview de chaque morceaux sont disponibles sur le site de FIT Detroit.

Tracklist :

01. Entering (The Crystal Universe)
02. Phantom Stars
03. Stellar Black Connector
04. Crossing The Inner Threshold
05. Common Space
06. The Advent
07. Hexagons, Chants And Lights
08. Mass Elliptical Orbits
09. Reversing The Cosmic Theory

La sortie d'Emerging Crystal Universe est prévue pour l'automne, via son propre label Axis Records.

Dance Mania annonce la sortie d’un Best-Of de DJ FUNK

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Le légendaire label de Chicago Dance Mania s’apprête à sortir un coffret 3 CD célébrant les 20 ans de carrière du vétéran DJ Funk. Intitulée 20th Anniversary Greatest Hits, la compilation regroupera 40 morceaux, 20 originaux sur le CD 1, 20 collaborations sur le CD2 et enfin un Gold Mix sur le CD 3. La tracklist est dispo en fin d'article. Il partira en tournée en Europe et au US dés le mois d'Octobre.

The DJ Funk Gold - 20th Anniversary Greatest Hits sera disponible dès le 05 Septembre prochain.

- Tracklist -

Disc One :

1 House the Groove
2 Pump It Erk N Jerk
3 Knock Knock
4 Work It
5 The Original Video Clash
6 Work Dat Body
7 Pussy Ride
8 Big Ole Booty
9 Doggy Style
10 DJ Funk Gonna Hurt Somebody
11 Jump Up
12 Ho's in This House
13 Booty Bounce
14 I Need Weed in My Life
15 Da Roof
16 Booty Dead
17 All You Freaks
18 I'm So High
19 Get Funky
20 Hey I Feel Alright
21 I Am Getting High
22 Pump It Uk

Disc Two :

1 BHA2 Megamix
(Shake It Up, Bounce Dat Ass, Believe In Sex, Face Down Ass Up, Pop Dat Thing, Booty Clap)
2 Booty Bounce (GTA Mix)
3 Pop'n Champagne (Spenda C And DJ Funk)
4 Titties And Beer (Original Mix)
5 Touch The Ground (DJ Funk Vs Eddie Deng)
6 Bounce Dat Ass (Justice vs DJ Funk)
7 Fuck Dat Ass
8 Freak - Pump It/ Pussyride Remix (Bro Safari + Knuckle Children)
10 Tits In My Face (Cenob1te Remix)
11 Booty Clap (Boys Noize/Ookay Remix)
12 Fuck Face Down
13 Bang It (DJ Funk vs DJ Godfather)
14 Back Dat Thang (DJ Funk vs DJ Godfather)
15 Dirty Disco (feat. Funkyworm)
16 Life Is a Mystery
17 High Frequency
18 Have’n Sex (Acid Mix)
19 Free At Last
20 Happy Feet
21 Run

Disc Three :

Gold Megamix

[Free DL] Stwo – Aura

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Dévoilé il y a quelques jours le nouveau morceau de Stwo - Aura - est maintenant disponible en téléchargement gratuit !

En seulement 1 an et demi Stwo est parvenu à s'imposer au sein de la scène électronique française tout comme à l'étranger, il sera d'ailleurs en tournée aux USA dés le mois d'Octobre, aux cotés de Snakeships. Aura est un peu le bilan de ce beau parcours, et surement une de ses meilleures productions.

© Photo : Martin C Pariseau