Vous les avez connus avec Get Around Town, il est temps pour eux de resurgir. Les français de Revolver reviennent depuis le début du mois avec un deuxième opus. Ce dernier se révèle être vraiment hétérogène tant dans sa structure que dans la qualité des titres le parcourant. La deuxième moitié de Let Go est nettement plus posée. Je suis un peu resté de marbre devant la plupart des ballades sauf pour The Letter et Still (on croirait un morceau de Cults).
Il n'empêche que Wind Song, deuxième et dernier single issu du LP constitue un véritable tube en puissance. Malheureusement pour eux et heureusement pour la musique, n'est pas Two Door Cinema Club qui veut. Revolver ne le souhaite d'ailleurs peut être pas, mais difficile de ne pas faire le lien quand on entend de telles sonorités similaires. Au final un bon album mais peut être que ce dernier ne mérite pas totalement l'engouement actuel à son égard. Après, vous savez les gouts et les couleurs... Une seule chose est certaine, pour reprendre les Bee Gees, ils sont divins.
















Orelsan @ Le Phare
Ses prix aux Victoires de la musique ont rendu l'attente encore plus longue. Après plus de trois ans, Orelsan était de retour mercredi soir pour un concert au Phare. Pour l'occasion, ce sont les Toulousains de Bigflo et Oli qui ont ouvert le bal. Les frères avaient clairement leur public. Public jeune dans son ensemble pour ces adolescents de 18 et 15 ans. Après une grosse (et parfois longue) demi heure, le duo s'en retourne en coulisse.
Raelsan envahit la scène avec son crew (oui, révision du jargon oblige pour l'occasion). Les premiers textes sonnent, le mec impose. Dans l’auto dérision permanente autant dans ses textes qu'entre les morceaux, le personnage n'en devient que plus sympathique. Un exemple parmi tant d'autres : "C'est l'heure de jouer Sale Pute" et le sample 'Mauvaise idée' qui retentit. Sans grosse surprise, Plus rien ne m'étonne enflamme le Phare. Tournée à 70% sur Le Chant des Sirènes, la setlist offrira quand même un petit St Valentin histoire de ne pas oublier d'où Orelsan provient.
Le plus frappant, c'est le nombre de fois ou l'on se retrouve dans les propos du Caennais, impossible de passer à côté, de ne pas être dedans. Côté bémols, j'ai quand même ressenti un petit coup de mou vers le milieu de la performance, mais c'était sans compter la dernière demi-heure qui a suivi. Ultime point négatif et pas des moindres, le son du Phare... L'acoustique n'est pas vraiment top, et écouter un concert de rap sans entendre les textes ça devient vite ennuyeux.
La Terre est Ronde réchauffe les cœurs, un sentiment d'unicité collective émane du cube quand l'audience chante à l'unisson le refrain de ce dernier morceaux. Côté public, pas mal de jeunes donc, mais également des gens de tous les horizons. La preuve ultime : croiser ton prof de mathématiques de terminale au concert et qui te dit "euh on se parle après, j'ai attendu celle là pendant tout le concert". Et franchement, ça fait vraiment plaisir. Au fait, "Celle là" c'était Suicide Social, titre qui terminera en apothéose cette superbe soirée. En venant, j'avais un bon pressentiment concernant ce show, finalement j'ai carrément pris mon pied. Chapeau l'artiste, c'était la patate.