Archives par catégorie : Classique

Jonquil – Point of Go (2012)

Written by Michaël. Filed under Classique, Nouveauté. No comments.

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Voici une formation fraichement découverte. Je ne devrais pas le clamer puisque Jonquil n'en sont plus à l'étape du premier album et ce depuis 2006. L'occasion est pourtant particulière puisque ces Oxfordiens sortent un nouvel LP qui sera disponible dans les bacs français le 5 mars prochain. Avant de m'attarder sur ce nouvel effort, je tiens quand même à partager It Never Rains, cet hymne à la bonne humeur, histoire de se mettre in a good mood.

“The real main difference is the production. We were able to focus on the writing process without having to worry about learning the mechanics of the whole thing.” Sam Scott (bassiste)

Point of Go, ce nom semble s'adapter parfaitement à la situation actuelle de Jonquil. Je m'explique, passés de 6 à 4 membres, passés d'enregistrements home made à une véritable session studio, la formation prend un nouveau départ. Mais comment définir ce nouvel album? Même si les membres de Jonquil le définissent comme plus accessible, Point of Go n'en demeure pas moins anti-mainstream. Nous somme plus dans le cas d'une Sunny Pop, et attention, je ne parle pas de Pop dans le mauvais sens du terme.

A la fois touchant et dansant, la musique issue de ce quatuor a su préserver son côté atmosphérique et planant tout en rajoutant des suites d'accords répétitifs. Mais est-ce une bonne chose? Peut être que les fans du nom seront déstabilisés par cette nouvelle structure et ce nouvel aspect "je rentre dans le rang". A mon sens, Jonquil ne perd pas de sa superbe, j'ai l'impression d'entendre un nouveau titre de Passion Pit mélangé et allégé par une pointe de Phoenix.

Voici donc mon premier véritable coup de cœur de 2012. Histoire de vous faire une idée, découvrez Point of Go dans son intégralité ci-contre. Attention, il ne reste que quelques jours avant que ce dernier disparaisse!

La Femme – Paris 2012

Written by Jordan. Filed under Classique, Nouveauté. No comments.

La Femme est de retour en cette période de la Toussaint  avec un colis sobrement et sombrement intitulé Paris 2012. Ce dernier comporte deux titres, à savoir l'éponyme Paris 2012 et From Tchernobyl With Love.

Le premier morceau, rappelant le slogan de la France pour sa candidature  perdue aux JO de l'an prochain, est étrangement instrumental. Psychédélique et virevoltant, une seule écoute suffira pour vous séduire. From Tchernobyl With Love commence lui avec une musique d'église et des paroles maussades jusqu'à que l'appellation du morceau soit répéter à plusieurs reprises. Malgré la bizarrerie de la chose, on ne peut pas s'empêcher de trouver ça beau et pénétrant. A écouter d'urgence.

La Femme - Paris 2012 by Vocododo
La Femme - From Tchernobyl With Love by Vocododo

Craft Spells – Idle Labor (2011)

Written by Michaël. Filed under Classique, Découverte, Nouveauté. No comments.

Quelqu'un s'est t-il déjà pris en train d'imaginer ce que donnerait une formation proposant le côté rétro de nos regrettés Black Kids ainsi que la fougue mélodique des Suédois de Thieves Like Us? Eux non plus, assurément, mais c'est pourtant ce à quoi leur musique aspire à me faire penser. Craft Spells ou la preuve que la musique c'est un peu comme tomber amoureux; on a un véritable coup de cœur quand on s'y attend le moins.

Craft Spells ou la preuve que la musique c'est un peu comme tomber amoureux...

Si l'on devait simplifier cet album en un seul mot, je choisirais mélancolique. Mais attention, il n'est pas question ici d'hymnes à la tristesse. A titre d'exemple, l'ensemble est clairement moins dépressif que l'unique album de The XX. Cependant il saura vous toucher tout aussi profondément. Immergés dans une atmosphère planante tout au long des 11 idylles composant Idle Labor, le quatuor nous enivre entre rêve et réalité.

Plus marquant encore, certains passages frôle le domaine du dansant mais sans jamais rentrer dans le conformisme d'un genre bien précis, l'aspect authentique et particulier perdure. Vous l'aurez compris, je suis littéralement tombé sous le charme de ses jeunes américains qui nous offrent là un très bel album. Et pourquoi pas mon préféré en ce début d'année... Vous ne me croyez pas? Essayez ce lien.

The Kooks – Junk Of The Heart (2011)

Written by Jordan. Filed under Classique, Découverte, Nouveauté. No comments.

Salut à tous ! Désolé de vous avoir plus ou moins abandonné depuis quelques semaines, mais je n'ai pas pu maintenir l'activité du site - comme j'ai tenté de le faire au mois de  Juillet -  à cause de pépins informatique et d'un temps libre trop rare. Je tiens donc à remercier mes deux acolytes - Paul et Michaël - pour avoir tenu la baraque. Musicalement parlant, je n'ai rien écouté de neuf depuis mes dernières chroniques, si ce n'est Junk Of The Heart, nouvel arrivage de The Kooks.

Trois longues années, c'est le temps de gestation qu'il a fallut au groupe de Brighton pour accoucher de cet album. Bon ce n'est pas très long  - car Luke Pritchard et sa bande ont beaucoup tourné avec son prédécesseur Konk - mais il faut avouer qu'entre les diverses sessions d'enregistrements et les problèmes en interne, on ne savait pas vraiment quand Junk Of The Heart montrerait le bout de son nez. En plus de cette attente - pas vraiment justifiée sur le moment - les masses ne comprenaient grand chose quant au line-up en vigueur. Pour ceux qui seraient encore dans le flou, je vais essayé de vous éclairer. Le batteur Paul Garred s'est cassé le bras et ne peut donc plus tenir son poste durant les tournées, cependant il est toujours membre de la formation et participe à l'enregistrement en studio des albums. Concernant l'instrument à quatre cordes, il est à la charge de Pete Denton, remplaçant désormais officiel de Max Rafferty - remercié par le groupe à cause de ses problèmes de drogue.

Pour en revenir à la musique, le souhait du groupe était d' évoluer, d'où la présence de nouveaux instruments comme le piano ou le violoncelle. On retrouvera également sur  Junk of The Heart, la présence de sonorités électronique - désormais inévitable quand on emprunte le virage du mainstream. Je n'ai pas voulu en savoir d'avantage, préférant me forger mon propre avis, c'est ainsi que je me suis lancé dans l'écoute de la galette.

A l'heure de la rédaction de ces quelques lignes, j'ai du passer l'album plus d'une vingtaine de fois, et autant le dire tout de suite: j'ai adoré. Je pense me faire lyncher en disant ça, surtout que le groupe est désormais "hype à critiquer", mais qu'importe. D'ailleurs, j'ai lu quelques avis par ci, par là et je rejoint un petit peu les détracteurs qui ne comprennent pas qu'un temps si long a été banalisé pour quelque-chose qui n'est en rien révolutionnaire.

Cependant, je tire mon chapeau au groupe pour une chose. Alors que les chemins de la musique n'ont jamais été aussi divergents, les Kooks n'oublient pas une chose: la mélodie. En effet, trop rare sont les formations qui mettent en avant cet aspect de la musique aujourd'hui, qui est quand même - il faut le dire - primordial. Donc personnellement, à l'entente des refrains comme Junk of The Heart (Happy), Taking Pictures of You, ou encore Killing Me, je prends une claque sur le coin de la tronche. L'album dans son ensemble est très pop, les chansons tournent autour souvent du piano. Cependant quelques pistes rappellent Konk et son coté électrique - Is It Me, How'D Do You Like That. La batterie est toujours atypique et millimétrée, ça fait vraiment plaisir. Vocalement, le songwritting de Luke Pritchard tourne toujours autour de son observation de la société et des gens qu'il peut croiser. Sa voix magique - et ça personne ne peut le nier - améliore à tous les coups un morceau, même quand celui-ci n'est pas forcemment bon.

Inutile de faire une autopsie complète, je pense que vous aurez compris. Junk of The Heart ne sera pas mis à l'honneur pour les cérémonies de fin d'année, mais il peut être un très bon album de chevet. Ne serait ce que pour la mélodie de voix, le dernier né des Kooks mérite une attention particulière. Ceux qui mettront leur mauvaise foi de coté le remarqueront, pour sûr.

The Weeknd – Thursday (2011)

Written by Michaël. Filed under Classique, Nouveauté. No comments.

Je suis de ceux qui pensent que l'image que donne une formation est presque autant importante que la musique qui découle de cette dernière. Or quand je suis tombé sur cette pochette je me suis immédiatement précipité pour écouter l'ensemble. J'avais déjà entendu quelques morceaux lors de la parution en mars dernier d'un premier album nommé House of Balloons. Ce qu'il faut savoir, c'est que malgré le fait que The Weeknd soit signé cher le label XO, les deux seuls albums parus à ce jour sont en téléchargement gratuit sur le - très bien fait - site du brillant compositeur.

En effet puisque derrière ce nom se cache en réalité un seul homme: le mystérieux Abel Tesfay. Assez parlé formalités, parlons musique. Ce canadien a su créer une ambiance totalement hors du commun. C'est qu'entre ces sonorités planantes et ce hip-pop contemporain il y a de quoi être surpris. J'ai de suite  été touché par ce rendu, je le ressens comme une sorte de fusion de La Roux avec Imogen Heap pour les vocalises. Ces complaintes permanentes sont généralement accompagnées par de lourdes notes de basses, on se rapproche souvent des structures du rap américain pour tout ce qui est beat.

C'est vraiment étrange d'écrire la phrase qui précède puisque The Weeknd s'éloigne tellement de tout concept établi, cette musique ne ressemble à aucune autre. On a même parfois droit à une présence masculine qui nous dévoile ses quelques slams. Pour le bonheur de ses fans, The Weeknd dévoilera très prochainement sa troisième et ultime Mixtape, Echoes of Silence. De quoi m'émoustiller encore une fois à coup sûr!