Archives par catégorie : Classique

Beirut – The Rip Tide (2011)

Written by Jordan. Filed under Classique, Nouveauté. No comments.

Nous sommes déjà à mi-année, et de grosses pointures ont effectué leur tant attendu retour. Ajoutez à ça, des découvertes plus que plaisantes, et on a bien failli passer à coté  du nouvel arrivage de Beirut. Mis à disposition sur la toile il y a quelques jours, dans son intégralité, The Rip Tide ne sortira sous forme physique, que le 30 Aout prochain. Je ne sais pas vous, mais j'ai vraiment hâte d'être à cette date, afin de brandir au plus vite le graal, bras au ciel.

Car oui, pour son troisième album, le moins que l'on puisse dire c'est que notre chorale préférée a fait très fort. Pourtant, je ne partais pas totalement serein, suite à la parution de East Harlem - premier extrait dévoilé en juin, après une attente de 2 ans qui m' a paru une éternité. Certes, avec son rythme saccadé et son orchestration éclatante le morceau est bon, mais il ne m' a pas transcendé non plus. Cependant, mes craintes n'ont pas duré bien longtemps, et se sont très vite évaporées dès l'écoute de la première plage, A Candle's Fire. La mélodie de voix est impeccable, l'armada d'instruments bien présente, on ne peut être qu'ébahi par le talent de Zach Condon. Le jeune homme a d'ailleurs rendu un hommage à sa ville natale, avec le titre Santa Fe. Tout en retenue, à la fois électronique et intimiste, il est pour moi un des moments forts du disque. Cela vaut également pour le titre Goshen, une ballade - qui fait guise d'interlude -  édifiée en pallier. Piano lancinant, choeurs envoûtants, cuivres aériens et percussions convergent pour donné lieu à un bijou sans prétention.

Incontestablement un des meilleurs albums de l'année.

La deuxième partie du disque est tout aussi bonne avec la guillerette Payne's Bay. On ne peut que se représenter dans la rue principale d'une ville lambda où la fête est au rendez-vous avec des défilés d'orchestre. L'éponyme The Rip Tide, dégage une ambiance plus cinématographique à mon goût, que les autres chansons qui l'accompagnent. Je ne vois pas mieux pour sonoriser le dénouement d'un film, où deux protagonistes de sexes opposés se sépareraient tragiquement. L' ultime titre enjoué de la galette, Vagabond, donnera lieu à The Peacok, morceau où la voix de Condon est en duo avec une simple nappe sonore, durant les 3/4 du titre. Pour conclure ce disque, Port Of Call, qui est pour moi un des chefs d'oeuvres du groupe. La mélodie fait tout, et si l'on ajoute les arrangements et le vaste panel d'instruments des Américains, imaginez un peu !

Seulement neuf chansons oui, mais j'avoue n'avoir ressenti aucun manque. Et à titre personnel, je préfère les formats de ce type, évitant ainsi les chansons de remplissage. Une seule écoute a été nécessaire pour que je sois subjugué par le disque. Bref, incontestablement un des meilleurs albums de l'année.


Housse de Racket – Alesia (2011)

Written by Michaël. Filed under Classique, Nouveauté. 1 Comment.

Pour la petite histoire, j'ai toujours apprécié Housse de Racket mais il m'était pourtant difficile à l'époque d'argumenter face à leurs détracteurs citant des paroles un peu légères issues de Forty Love. Pourtant en ce début d'année paraissait Château, premier extrait d'un futur album à venir. Au début je ne savais même pas que le duo parisien était derrière ce titre si sensuel. Après ça, j'ai immédiatement pensé que leur retour mettrait tout le monde d'accord. Pensée d'autant plus confirmée puisque c'est le grand Philippe Zdar qui s'occupe de la production.

Désormais chez Kitsuné, un de leur titre apparait dans une fameuse compilation du renard et ce pour la deuxième fois. Il s'agit de Roman, morceau qui dévoile ce coup ci un aspect plus puissant généré par le groupe. Cependant le lien avec le titre précédant est indéniable de par les sonorités employées. Qu'elles soient sombres et lourdes ou encore glamour, l'efficacité est toujours au rendez-vous grâce aux nombreuses mélodies synthétiques. Des synthétiseurs qui s'élèvent au nombre de quatre, c'est ce que nous expliquaient les membres de Housse de Racket pendant notre interview rappelez vous.

"L'album est half français, moitié english."

D'ailleurs ils nous précisaient également que la langue de Shakespeare serait également au rendez vous dans Alesia. Pour ce qui est des paroles françaises, elles n'ont guère évolué depuis l'ancien opus mais c'est également ça qui rend l'image du duo si kitch et tellement chic. Le mois dernier ce teaser m'avait d'autant plus intrigué: la musique correspondante s'appelle Aquarium, attention voici un tube en puissance. J'exulte tellement quand je l'écoute! C'est qu'entre cette introduction si mélodique, cette montée de plus en plus puissante sur plusieurs minutes, un refrain tellement prenant et puis cet outro survolté il y a de quoi s'émoustiller.

Une multitude de détails parsèment l'album pour diminuer la régularité des morceaux et augmenter la richesse de l'ensemble. Se composant de 14 titres, Alesia s'achève par trois démos, à l'époque ou les arrangements n'existent même pas, de quoi mieux cerner le processus de création de la formation. Housse de Racket rejoint désormais le cercle privé des plus grands artistes français. La sortie est prévue pour le 22 aout, vous m'y trouverez.

Cage The Elephant – Thank You Happy Birthday (2011)

Written by Jordan. Filed under Classique. 3 Comments.

Autant tout avouer de suite: j’ignorais que Cage The Elephant avait donné naissance à un nouvel album cette année. Il faut dire que j’ai du me retrouver nez à nez avec l’objet dans un rayon de la FNAC, pour l’apprendre. C’est assez paradoxal, surtout quand on sait que le premier disque du groupe, sorti en 2008, était introuvable dans les rayons de l’hexagone, en province du moins.

Quoi qu’il en soit, écouler 500 000 galettes de leur colis éponyme n’a pas suffit aux Américains, pour prendre congé de la scène musicale. Ils reviennent donc avec un album intitulé Thank You, Happy Birthday pour le plus grand plaisir des amateurs de ce rock garage.

On retrouve dans ces compositions toujours la même vitalité et authenticité de Cage The Elephant, tout en descellant ses influences premières: The Pixies ou encore Nirvana. A ce propos, un bel hommage à Kurt Cobain a été fait  à travers le titre Aberdeen - ville de l’état de Washington qui est le lieu de naissance du l’icône grunge - qui incontestablement un des moments forts. A noter que même si le combo est caractérisé par une énergie et une fougue irrécusable, il donne lieu avec beaucoup de réussite à des chansons aux sonorités power-pop. Une prise de risque qui ne devrait toutefois pas faire fuir les premiers fans, et qui devrait même en envoûter plus d’un.

Totalement enclavé dans les années 90 et à la fois varié, ce disque est une vraie réussite qui n’ a pas à rougir vis à vis de son prédécesseur.

Bref, totalement enclavé dans les années 90 et à la fois varié, ce disque est une vraie réussite qui n’ a pas à rougir vis à vis de son prédécesseur. Il perpétuera sans aucun doute, toutes les éloges que Cage The Elephant accumule depuis sa mise en lumière. A écouter au plus vite donc.

Kaiser Chiefs – The Future Is Medieval (2011)

Written by Jordan. Filed under Classique, Nouveauté. No comments.

Nous étions sans nouvelles des Kaiser Chiefs depuis la sortie de leur troisième album -  Off With Their Heads - et de leur DVD live - Live From Elland Road - en 2008. Pour son retour surprise cette année, le groupe de Leeds a décidé de jouer la carte du ramdam, en proposant aux fans de confectionner leur propre album - de la musique jusqu'à la pochette - avant de l'acheter digitalement. Pour plus d'informations à ce sujet , je vous renvoie à mon ancien billet. Personnellement, j'ai trouvé la démarche un brin foireuse. Je me vois très mal écouter 20 pistes, sachant que je devrai en jeter la moitié. De plus, sur la version physique qui a été commercialisée, dont il est question dans ce billet, seulement 9 titres de la liste des 20 sont présents, laissant place à un inédit.

Concernant la musique de cet opus, je m'y suis attardé sans attendre une claque particulière. Je file assidûment chaque production du groupe, tant ce dernier m'avait séduit en 2005, avec son premier album Employment. Le titre qui ouvre les festivités, Little Shocks, premier extrait connu de The Future Is Medieval, laissait présager un album aux sonorités psychédéliques. Autant dire immédiatement qu'il n'en est rien, car ce colis est d'une hétérogénéité rare. Things Change marie une grosse basse et plusieurs claviers de façon assez remarquable avant de nous entraîner dans les années 90 avec le titre Long Way From Celebrating. Seulement, il n' a jamais été question de stagner dans cette décennie pour très longtemps. En effet, c'est un véritable voyage dans le temps que nous effectuons, alternant années 80 avec Heard it Break et années 60, avec un des meilleurs titres de l'album, When All Is Quiet. Plusieurs autres morceaux tirent leur épingle du jeu comme Dead Or In Serious Trouble ou encore Kinda Girl You Are. Mais la grosse surprise de cet album, vient inéluctablement des pistes calmes. Oui, je sais bien que Kaiser Chiefs est stigmatisé par des titres ravageurs du calibre de I Predict A Riot, mais là, les deux dernières pistes clôturant le disque valent le coup d'oreille.

Aussi placides et "lennoniennes" qu'elles soient, j'ai découvert avec Coming Up For Air et If You Will Have Me, un coté du groupe très séduisant.

Coming Up For AirJe n'ai pas assez écouté les autres album des Anglais pour faire un comparatif quelconque, mais si comme moi vous êtes dérangés par la pluralité des styles de ce disque, persistez. Je pensais faire une chronique négative et en réécoutant entre-temps le disque, je me suis ravisé. Comme quoi, laisser une unique chance à un disque, comme certains le font, permet souvent de passer à coté de quelque-chose de sympathique.


Carl Barat – Death Fires Burn At Night (2011)

Written by Jordan. Filed under Classique, Nouveauté. 2 Comments.

En cette période estivale, Carl Barat vient de sortir un EP nommé Death Fires Burn At Night. A travers lui, l'ex-Libertines propose à ses fans pas moins de quatre inédits, ainsi que des versions lives de titres extraits de son premier album solo. Cet EP est uniquement disponible au format digitial via le site officiel du monsieur, pour la modique somme de £2,50.

Concernant les titres méconnus, l'éponyme Death Fires Burn At Night est bien fichu entre son riff entraînant et ses quelques notes de synthés hypnotiques. La première écoute suffit pour séduire l'auditoire. Grimaldi commence avec une ambiance semblable à une piste que l'on pourrait trouver dans un Aladin. Le reste est une matérialisation de ce qui caractérise son auteur, changements de rythmes, mélodie très prononcée et phrasé impeccable. Incontestablement mon morceau préféré de ce colis. Place au piano avec This Is a Song, une chanson très sympathique où les arrangements sont d'une qualité remarquable. Une atmosphère particulière se dégage, c'est vraiment plaisant à entendre. Enfin Sing For You Supper, reste dans une ambiance paisible où guitare et piano se marient à merveille. Là encore, la mélodie impeccable permet de confirmer une chose: n'est pas Carl Barat qui veut.

"N'est pas Carl Barat qui veut"

L'EP est disponible à l'écoute ici. Je vous le recommande vivement, une très bonne façon de redécouvrir l'artiste, après un premier album solo en demi-teinte. A noter que Carl Barat sera au Théâtre du Châtelet du 29 mai au 7 juin 2012,  dans un opéra inspiré par l'œuvre de Monteverdi. Le dandy y interprétera l'empereur romain Néron.

  • 01. Death Fires Burn At Night
  • 02. Grimaldi
  • 03. This Is The Song
  • 04. Sing For Your Supper
  • 05. Carve My Name (Live)
  • 06. Grimaldi (Live)
  • 07. She’s Something (Live)
  • 08. So Long My Lover (Live)