FESTIVAL LES INROCKS BLACK XS
Lundi 07 Novembre :
James Blake
Habituellement opaque et anonyme, le dubstep a fini par trouver son (beau) visage à travers cet Anglais dont le premier album a été reçu comme un véritable choc par tous ceux qui ont touché cette âme (soul) derrière les algorithmes. Un chanteur de r’n’b futuriste et magnétique, entre rigueur underground et sensualité grand public. Depuis Portishead, l’Angleterre n’avait jamais aussi gracieusement réussi tel grand écart.
Madeline Follin et Brian Oblivion se sont enfuis de leur triste Californie vers New York pour y étudier le cinéma. Mais c'est d' une BO fantastique qu'ils ont accouché à l’été 2011 : leur premier album reprend, avec une modernité réjouissante, ce mélange d’innocence et de perversité des girl-bands sixties. Ils comptent parmi les euphorisants les plus sûrs du circuit live : une musique qui pousse au sexe.
Une façon de chanter le folk avec la grâce des déesses, des ballades tricotées au coin du feu, une authenticité intemporelle : celle qui avait publié son premier album le jour de ses 18 ans dévoilera cet automne son troisième recueil. Gageons que la jeune anglaise continuera d’y atteindre les altitudes
Alors que les Beach Boys fêtent leurs cinquante ans, voilà qu’une formation française se lance dans la surf music du troisième millénaire : guitare en mode réverbération, notes d’orgue Farfisa et fun fun fun. La Femme se compose de quatre garçons et d’une chanteuse, la moindre des politesses vu leur nom. On attend la suite d’un premier EP 4 titres, Le Podium N°1, prometteur pour lui jurer fidélité.
Mardi 08 Novembre :
On avait découvert Miles Kane aux côtés des Rascals, puis comme moitié des Last Shadow Puppets, projet monté avec Alex Turner des Arctic Monkeys. Le voilà de retour en solo avec un premier album brillant, profondément ancré dans la tradition musicale de Liverpool où il a grandi. Sur scène, les titres de Colour Of The Trap bombent le torse: ses grenades pop sont taillées pour faire danser les demoiselles et rendre jaloux leurs copains.
Friendly Fires signe cette année son grand retour avec Pala, grande messe électro- pop tropicale aussi illuminée que charnelle. Instinctif, bourré de tubes immédiats, le second album des trois Anglais parle au corps, au sang, aux muscles et aux hormones. Il transforme le clubbing en cérémonie d’initiation où le sensuel Ed Macfarlane, pro du déhanchement et des soupirs suggestifs, fait figure de gourou.
Groupe à géométrie variable composé de quatre membres plutôt sympas, Dunst! ne te connait pas encore, mais il t'aime déjà d'amour... "Rococo Stadium", le premier album produit par Olivier Cussac (Hyperclean...) au studio Condorcet, avec Julien Barbagallo (Tahiti 80, Le Cube) à la batterie, fleure bon les 70's psychédéliques, avec quelques touches disco-punk entêtantes.
Enfermés dans un studio par un manager qui les a condamnés à composer, sans relâche, ce sont donc des garçons un peu éblouis que l’on découvre sur leur premier album. Hagards, mais ambitieux : prêts à envahir du monde libre, avec des chansons à la fois lyriques et agitées, dansantes et mélancoliques, qui mélangent sans calcul électro et pop épique.
Infos Pratiques:
Date: Lundi 07 & Mardi 08 Novembre 2011 - 20H30
Lieu: Le Bikini - Ramonville
Tarif : 25€ / 26€ SP – Pass 2 soirs : 40€

















Arctic Monkeys – Don Valley Bowl
Souvenez-vous ! Les Arctic Monkeys ont donné en Juin dernier, deux concerts exceptionnels dans leur ville natale de Sheffield. Pour ce retour au bercail, les singes ont vu les choses en grand en se produisant au Don Valley Stadium, lieu à capacité de 50 000 personnes. Quelques semaines plus tard, un curieux trailer est apparu sur la toile. Sur ladite vidéo des images de l' événement captées par l'équipe de Focus Creeps sur fond de "Don't Sit Down Cause I've Moved Your Chair" et "505". Mais ce qui a le plus suscité de l'intérêt, c'est bien le "Coming Soon" en fin de pellicule.
Les paris ont été très vite ouvert sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés par les adorateurs du groupe. La majorité voyait arrivé un DVD live, d'autres une réédition du dernier album, Suck It & See. Mais depuis quelques jours, un court-métrage d'une dizaine de minutes circule sur le net et semble visiblement être le produit fini de tout ce ram-dam. Même si trois chansons sont interprétées dans leur intégralité - les deux citées plus haut et "Mardy Bum" - les adeptes semblent déçus. Bien que je le sois également un petit peu, je me console aisément avec les images en backstage bien trop rares chez le groupe. Je vous laisse découvrir tout ça.