Archives par catégorie : Interview

Housse de Racket l’interview

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housse de racket interview bring your jack le bikini© Fiona Terror

Souvenez vous, nous nous étions rendus à l'excellente soirée des Curiosités du mois dernier. L'occasion pour nous de rencontrer deux formations que nous affectionnons tout particulièrement. Les anglais de Is Tropical - que vous retrouverez prochainement dans une prochaine interview - et les Versaillais les plus prisés du moment se sont en effet prêtés au jeu.

C'est donc en cette douce fin de journée et au bord de la piscine du Bikini que l'entretien avec le duo Parisien s'est déroulé. Voici sans plus attendre ce que nous en avons retenu. Encore un immense merci à Housse de Racket pour leur sympathie.

Interview : The Bewitched Hands

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C'est avec beaucoup de retard - et nous en sommes navrés - que nous postons aujourd'hui l'interview des Bewitched Hands. Rencontré durant la première édition du Weekend des Curiosités à Toulouse, c'était la seconde rencontre entre le groupe et notre site. Même si les informations ne sont plus toutes fraîches, on y apprend quand même des choses, comme leur succès autrichien ou encore les dessous de leurs artworks.

Vous êtes un groupe de six personnes, et presque le même nombre compose. Comment faîtes vous pour donner naissance à une chanson ? En combien de temps avez-vous enregistré votre album ?

Benjamin : On est cinq à composer dans le groupe c’est vrai. En général c’est une personne qui ramène un morceau jamais fini qu’on arrange tous ensemble. On bosse beaucoup en studio on adore ça. On en a un à Reims, on peut donc enregistrer quand on veut. Le gros de l’album s’est enregistré concrètement sur deux mois, sachant qu’il y trois morceaux qui existaient avant The Bewitched Hands. Après on a écrit la plupart des morceaux la première année de notre existence.

Avant la sortie de l’album, vous avez sorti plusieurs maxis, dont un sur le label April 77.

B : Oui et on a gardé Work ! C’est le premier morceau des Bewitched qui est sorti sur une maison de disque. Après il y a Hard To Cry, c’est le seul EP qu’on a sorti avant l’album et tous les autres EP sont sortis après l’album en fait.

Pourquoi avoir réduit votre appellation ?

B : On avait choisi ce nom là car on était une dizaine sur scène. On trouvait que “The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads caractérisait bien notre collectif. Le nom était super long mais on gardait ça, car on faisait un peu de musique psychédélique. Au bout d’un an de tournée on s’est rendu compte que personne n’arrivait à le prononcer, même pas nous. (rires) Puis on a passé une étape, on s’est dit qu’en sortant l’album, on raccourcirait le nom. En plus tout le monde nous appelait les Bewitched Hands. Puis le groupe s’est raccourci, on est plus que six aujourd'hui.

Nicolas : On a quand même été programmé trois fois sur le même festival. (rires)
Sébastien : On a une presse régionale qui est très très compétente.
B : Et oui c’est The Bewitched Hands avec On The Top et Of Our Heads ce soir en concert. (rires)

Qui a réalisé la splendide pochette de votre album ?

B : C’est un artiste qui s’appelle Sanghon Kim. C’ est un mec avec qui on bosse depuis quasiement le départ. Pour le premier EP qu’on a sorti, 'Hard To Cry', on avait pas trop de charte graphique. On a eu plusieurs propositions mais c’est le travail de Sanghon Kim qu’on a trouvé mortel. Depuis cet EP, il a fait la pochette de l’album et celles de tous les EPs qui ont suivis. Il est en train de faire actuellement un clip pour nous en animation. Et on sort le 20 juin, une réédition du 1er album avec 12 tnouveaux morceaux juste pour l’été et c’est encore lui qui fait la charte graphique. Après on repart en septembre pour enregistrer le deuxième album. Là, c’est juste des morceaux qu’on donne.

N : Qu’on vend plutôt. (rires)

"On repart en septembre pour enregistrer le deuxième album"

Ce clip d ‘animation sera pour quel titre ?

B : Le clip d’animation sera pour un morceau que personne ne connaît encore : Sur Le Quai.

Pouvez-vous nous parler du tournage du clip de Work, qui s’est fait outre-Atlantique ?

B : Ca s’est fait en une journée, on a fait l’aller-retour. On est resté trois jours, on avait pas trop d’idée. Celui qui a fait le clip est le frère de notre tourneur, il habite à Los Angeles et bizarrement c’était plus simple de le faire là-bas qu’à Paris. Donc on en a profité à fond.

Ce n’était pas la première fois que vous alliez aux E.U avec le groupe d’ailleurs !

B : En un an de temps, on est parti six fois aux Etats-Unis. A chaque fois ça s’est super bien passé. On a signé sur un label aux Etats-Unis, notre album va sortir incessamment sous peu. Et on retourne faire une tournée aux Etats-Unis en Septembre.

Est-il vrai que vous avez récemment découvert être des “stars” en Autriche ?

B : On était sur la plus grosse radio autrichienne en album de la semaine, donc on passait en boucle en là-bas et on ne le savait pas. On y était jamais allé à ce moment là. Après on a fait un concert dans une petite salle à Vienne et à la fin, le programmateur vient nous voir en disant : “ je fais jouer les Foo Fighters, ça vous dit de faire leur première partie devant 50 000 personnes ”. (rires)

N : On a hésité. (rires).

Comment ça marche au niveau des paroles chez les Bewitched Hands ?

B : On prévilégie pas forcemment le sens mais plutôt la musicalité des mots, ce qui fait que quand on écrit un morceau, si il est un peu triste, on va avoir un yaourt approximatif. On travaille le chant comme si on trouvait une ligne de guitare en fait. Tu as des mots qui viennent et puis on travaille autour. Mais ça parle toujours de la même chose: les gonzesses.

Un mot pour qualifier le groupe sur scène ?

B: Fou
N: Faux
B: Faux et Fou
N: Flou (rires).

A quoi est du l’essor de la scène rémoise selon vous ?

B : Baptiste est le frère de Benjamin qui joue dans les Shoes. On se connait tous depuis très longtemps. Pierre c’est un type qu’on connait depuis pas mal d’année, puis on a toujours bossé plus ou moins ensemble. Maintenant pourquoi la scène Rémoise explose, je ne sais pas.

S : Il y avait beaucoup de choses qui étaient déjà là depuis un moment. Yuksek ça fait longtemps qu’il fait de la musique, nous c’est pareil. C’est peut être le succès de Yuksek qui a fait un effet boule de neige. Il y a beaucoup d’individualités à Reims oui.
B : On a toujours fait de la musique, on a toujours bossé ensemble. Même avant avec The Film, on faisait déjà 2-3 trucs ensembe. Les Shoes ont joué sur notre album, nous on a joué sur le leur et celui de Yuksek. Tout le monde collabore c’est comme ça.

A propos de collaboration, Sébastien où en est ton groupe avec Clément de Alb ?

S : Il existe de temps en temps. On ne s’est jamais officiellement séparé. On est prit part d’autres choses.

Premier et dernier CD acheté ?

B : Moi c’était un vinyle du Club Dorothée, et le dernier sur iTunes : Smith Westerns.
N : Le dernier que j’ai acheté moi c’est l’album de Liars.

Une anecdote de concert ?

B : On est monté sur scène et Seb était pas là. On savait pas où il était et en fait il dormait derrière. Et l’autre fois je me suis battu avec ma guitare, je me suis foutu un putain de pain, j’ai continué à jouer avec du sang plein le visage. Anthonin s’est pris un gros casse gueule en montant sur scène, il n’avait pas vu le retour. (rires)

Qui vous pouviez prendre possession d’un corps pendant 24h, ce serait qui et pourquoi ?

N: Celui de ma meuf pour voir comme je suis un connard. (rires)

L’imposteur de l’année selon vous ?

Tous : M. Il fait toujours les mêmes solos de guitare.

Une collaboration de rêve ?

B : On est pas trop collaboration, car on est déjà six, on collabore déjà entre nous.
S : Puis en tant que musicien, faire une collaboration n’est pas très fructueux. ça peut être difficile finalement.
B : Pas de collaboration pour nous.
N : Fini les collabos. (rires)

Interview : The Shaking Heads

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Aujourd'hui nous vous proposons une interview XXL du combo toulousain The Shaking Heads. Véritable force vive depuis plusieurs années du vivier toulousain,  le quatuor ne cesse d'étonner par ses prestations scéniques débridées rappelant leurs aînés scandinaves des Hives. A l'occasion de la sortie de leur nouvel EP When You Light Up Your Cigarette - disponible gratuitement au téléchargement ici - nous sommes revenus sur l'intégralité de leur jeune carrière déjà bien remplie. De leur première maquette, jusqu'à la première partie prestigieuse des Arctic Monkeys, les Shaking Heads nous disent tout ! Tout ça avec une verve incroyable et leur humour connu de tous.

Pour suivre le groupe: Site OfficielFacebook / Myspace

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Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Sam : Bonsoir
Xavier : Salut c’est les Shaking Heads pour Bring Your Jack. Je suis Xavier, je suis le batteur des Shaking Heads.
Julien : Salut, je suis Julien, je suis le guitariste des Shaking Heads.
Sam : Salut, je suis Sam, je suis le chanteur des Shaking Heads.
Melchior : Salut, je suis Melchior, je suis le bassiste des Shaking Heads.

Comment vous êtes rencontrés ? Racontez nous la naissance du groupe.

Julien : Nous nous sommes rencontrés sur un site d’annonces. Je cherchais un chanteur franco-anglais, surtout anglais en fait. (rires) Je voulais surtout un songwritter, car je composais quelques morceaux et je cherchais un auteur anglais de préférence. Et Sam cherchait l’inverse, un guitariste...
Sam : Français, de préférence. (rires)
Julien : On a commencé à bosser et composer ensemble pendant un an. Une fois qu’on a eu un petit répertoire, d’une dizaine de morceaux, on a fait appel à nos deux camarades musiciens. Le groupe tel quel aujourd’hui, existe depuis fin 2007.

Le nom “The Shaking Heads” illustre bien votre musique, est-il venu à vous immédiatement ?

Sam : On a longtemps cherché avec Julien un nom, puis on est tombé d’accord sur celui là parce qu’il résumait bien notre musique et l’effet qu’elle produisait sur les gens. Du coup on est resté sur ça. On voulait un nom en anglais, parce qu’on chantait dans cette langue et on s’est vite mis d’accord là dessus.

Quels sont les influences principales du groupe ? Du moins celles où vous vous retrouvez tous ?

Sam : Les Hives et les Arctic Monkeys, je pense que c’est les deux principales.
Xavier : Rage Against The Machine.
Sam : Queen of The Stone Age de plus en plus, Beatsteaks même si ils ne sont pas très connus en France.
Xavier : Mais nous on les connaît bien.
Sam : Après, il y a tous les trucs des années 60 comme les Stooges ou les Kinks. Mais c’est quand même principalement les Arctic Monkeys et les Hives.

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Quel est le processus de création des chansons ?

Sam : A la base c’était Julien et moi qui composions. Le premier album par exemple, ce sont des morceaux qui viennent de Julien et moi. Et maintenant de plus en plus on essaie de composer à quatre. Souvent j’arrive avec une idée en tête, des bases de chansons, et on met en commun tous les quatre. Sinon on part d’un riff, ou d’un plan de basse et on essaie de construire là dessus. Je pose les paroles dessus après.
Xavier : Ton flow. (rires)
Sam: Ouais je pose mon flow ensuite. (rires)
Melchior : On est de moins en moins figé dans une méthode unique, et que de plus en plus, on fait au feeling. On teste différents trucs et ça marche bien.

De quoi parlent vos textes ? Quels sont vos songwritters de référence ?

Sam : Les paroles parlent surtout de filles j’ai l’impression. J’essaie surtout de parler, oui j’emploie beaucoup le terme “parler”...J’essaie surtout d’évoquer des choses pour que les gens qui écoutent les morceaux puissent se reconnaître. En l’occurence les filles c’est un terme universel, donc ça ne me paraît pas trop mal. Globalement, je parle beaucoup de choses que j’ai soit vécu, soit observé et je construis une histoire autour.
Xavier : Sans vouloir faire de caricature, ça se rapproche d’Alex Turner.
Sam : Alex Turner c’est quand même la principale influence à ce niveau là, mais je pense pas encore avoir son talent.

Votre premier EP “Remember The Name” était-il pour faire découvrir vos morceaux au public ou d’avantage pour démarcher les salles ?

Sam : Les deux, mais c’est sur qu’à la base c’était plus pour chercher des dates.
Julien : C’est une maquette qu’on a vraiment fait avec les moyens du bord, la batterie par exemple c’était une boite à rythmes. C’était une petite pré-maquette pour démarcher, chercher les concerts et commencer à faire découvrir le son du groupe. C’est les premiers morceaux qui ont été sur Myspace. C’était plus les bases des Shaking Heads. Voilà j’ai fini. (rires)
Sam : Voilà, tout est dit. (rires)

Vous avez ensuite sorti votre premier album "How To Entertain People In A Paranoid City" en Janvier 2009, de façon auto-produite. Est ce que c’était par défaut ou une réelle volonté de votre part ?

Sam : Il est sorti confidentiellement en Janvier 2009, mais nationalement en Octobre 2009.
Xavier : C’est à dire qu’en Janvier on a commencé à le distribuer sur les concerts et ensuite il est sorti nationalement en Octobre avec tout ce qui s’en suit, comme les retours de la presse.
Sam : En l’occurrence c’était plus par défaut. Si un label était venu en nous disant: “on vous produit le disque”, on aurait pas dit non.
Xavier : Mais ça nous allait bien à l’époque.
Melchior : C’était aussi une démarche je pense, de ne pas être dans l’attente de quelqu’un qui nous signe, et de montrer aussi qu’on pouvait se sortir les doigts et faire les choses nous même. On a enregistré le premier album avec un budget vraiment ridicule, et on peut le dire, on est tombé sur ingé-son qui a fait du super boulot à moindre coût (Studio de la Trappe). C’était un album low-cost mais qui ne limite en rien la qualité de cet album.

Quel regard avait vous sur cet album aujourd’hui ?

Xavier : Un regard très attendri.
Sam : Justement, on se dit régulièrement : “tiens j’ai écouté notre album et c’était quand même vachement cool”. On en est super content. Il y a un coté brut qu’on revendiquait vraiment. Tu vas peut être y revenir après, mais maintenant c’est vrai que nos morceaux sont plus produits.
Xavier : Chose peut être bateau que tous les groupes doivent dire en interview, mais ça représente vraiment notre état d’esprit de l’époque.
Julien: Excuse moi tu as fini ?
Xavier : Non pas vraiment.
Julien : Il y a aussi le fait qu’on avait peu de moyens qui a accentué le coté brut des choses. On a concentré les prises, le studio c’était une semaine. On a eu très peu de temps pour enregistrer onze morceaux, donc on avait pas le temps qu’on se permet de prendre aujourd’hui pour travailler plus l’enregistrement, pour tester différentes choses. Là c’était vraiment brut et il se trouve que ça correspondait vraiment à l’esprit des morceaux.

Quelques mots sur l'enregistrement ? Vous avez tous joué en même temps ?

Xavier : Non ce n’était pas du live.
Julien : La base était live si, mais ça par exemple on ne le fait plus.
Xavier : Ah je ne m’en souviens plus.

Cet album est sorti assez vite, un an après la création du groupe, trop de chansons ?

Xavier : C’est vrai qu’à l’époque on était déjà passé en studio pour quand même sortir un album, car on a relevé le défi de sortir un album après seulement un an d’existence. Mais si, ça correspondait aux morceaux qu’on avait et qui nous tenaient à coeur. C’était vraiment pour les poser et comme je disais toute à l’heure, c’était vraiment pour avoir à l’instant T, une “représentation du groupe”. Il s’est avéré que le studio correspondait tout à fait et voilà, je sens que mes autres camarades s’endorment. (rires).
Julien : Ca reste une sélection de morceaux quand même. Il y a des morceaux qui ont été posés sur “Remember The Name” mais qui n’ont été jamais ré-enregistrés par la suite.
Sam : On a pris ce qui nous semblait être les onze meilleurs morceaux du moment.
Melchior : Tu pensais à quel morceaux qu’on aurait du ré-enregistrer ?

She’s Got A Date !

Xavier : Exact, un morceau que j’aime particulièrement.

Pourquoi cette pochette d'album, qui n'est pas représentative de votre musique ?

Melchior : On cherchait quelque chose.... je me sers du café en même temps. (rires + applaudissements) On cherchait quelque chose de décalé et on a été regardé sur internet un petit peu pour nous donner des idées de groupes de fête populaire, d’années 60 pour coller à nos origines. Et je me suis souvenu de cette vieille photo qui traînait dans le bureau de mon grand-père, puisque c’était le groupe qu’il avait dans sa jeunesse, et je l’ai proposé à mes camarades musiciens qui ont abondé dans mon sens. A peu près. On avait cette idée de faire une pochette très décalée, qu’on a pu nous reprocher certes, mais qu’on trouve très rigolote encore aujourd’hu.
Sam : Voilà, le coté décalé était vraiment recherché, c’était ce qu’on voulait, on cherchait à surprendre.
Julien : Il y avait un décalage oui et non parce que c’est une photo d’une autre époque mais ça colle aussi avec l’esprit très garage rock du premier album, puisqu’on était en plein revival sixties. Même si c’était très influencé The Hives, Arctic Monkeys, la base était quand même garage avec un coté rétro efficace, qui correspondait avec ce qu’était le rock dans les années 50/60. Visuellement c’était décalé, mais dans l’esprit c’était raccord pour nous.

Dans plusieurs interviews que vous avez donné après la sortie de l'album, vous avez déclaré vouloir enchainer avec un nouvel album. Or c'est un EP qui a vu le jour. Pourquoi ce choix ?

Sam : C’était une question financière oui, mais on s’est dit que si on sortait un deuxième album ce serait sur un label. On a dit qu’on préférait faire des EPs pour plus se faire connaître. Après au niveau de la matière, on a largement de quoi faire un deuxième album et on aimerait beaucoup ça.
Melchior : Ce n’est pas forcemment une question de matière, la matière on l’ a toujours eu. On a toujours eu beaucoup plus de morceaux que ce qu’on était capable financièrement de pouvoir enregistrer. Par contre là l’idée, c’était de changer d’approche, de quitter un petit peu le coté brut et de pouvoir aussi prendre plus le temps de pouvoir tester des arrangements, de travailler avec différents sons, différents amplis, différentes guitares, d’avoir plus d’affinité avec l’ingé-son, de tester des pistes et ça forcemment, ça prend plus de temps. Plutôt que de refaire onze morceaux en cinq jours, maintenant on en est à faire trois morceaux en cinq jours, mais en essayant des trucs nouveaux et en arrivant à un résultat où on est sur à chaque fois d’avoir fait les bons choix.
Xavier : D’autant qu’à l’instar de notre premier album qui correspondait à l’instant T à ce qu’on était, là le coté sortir des EPs mieux faits sur des périodes assez courtes, ça correspond aussi à notre démarche actuelle qui est quand même de proposer des trucs à notre public de manière un peu plus régulière. Ca fait vivre le groupe, du coup les gens prennent plaisir à redécouvrir les morceaux qu’ils ont déjà entendus, d’autant plus qu’on a eu la chance de tomber sur un excellent ingé-son Fryzzzer qui nous quand même fait un putain de boulot. On a eu beaucoup de plaisir à retourner chez lui.
Julien : C’est le studio Antistatic à Toulouse, comme le collectif de métalleux.
Sam : Je pense que pour un groupe sans label, c’est important de mettre à disposition aux gens tout le temps de nouveaux morceaux. Il y a le live et ça pour se faire connaître, c’est pour ça qu’on à coeur d’enregistrer dès qu’on a l’occasion.

Quelques mots sur l’enregistrement de l’EP Bathers & Sharks ?

Sam : On l’ a enregistré en Mars 2011 chez Fryzzzer justement. Il a été mixé par Pascal Mondaz qui est a mixé le premeir album de Cocoon, ça va te plaire. (rires) Il est aussi l’ingé-son des Elderberries. L’EP a été masterisé à Bordeaux à Globe Audio.
Un intervenant imprévu venant chercher du café : Ah excellent !
Xavier : Oui, on fait du bon boulot. (rires)
Sam : Pour enregustrer cinq morceaux, on a mis le temps qu’on avait mis pour enregistrer l’album.
Julien : La grosse différence, c’est ce que disait Mémé, on a vraiment pris le temps de travailler chacun par rapport à notre instrument, de pousser le travail et d’essayer différentes choses de manière à arriver à quelque chose de plus fignolé. Dorénavant, on est plus dans cette optique là, mais ça demande bien sur plus temps et plus d’argent.

Qui a réalisé la pochette ?

Julien : C’est moi parce que je suis graphiste à l’état civil, donc j’ai le marché Shaking Heads dans ce domaine là. Le titre Bathers & Sharks, c’est l’extrait de l’un des textes de Sam, du morceau Backlash. On trouvait cette image, “baigneurs et requins”, très intéressante et j’ai travaillé autour de cette idée là pour la pochette. On peut donc voir des petits pieds de baigneurs qui vont se faire attaquer de part et d’autres par de vilains requins. Il y a aussi ce petit coté agressif, rentre-dedans qui correspond à la musique de cet EP qui est quand même plus lourde que le premier album. Ca a un coté un peu plus stoner, donc l’imagerie était pas mal par rapport à ça.
Sam : Je voulais dire qu’ à la base on ne voulait pas l’appeller comme ça, mais je ne sais pas si c’est vraiment...
Les autres : Non. (rires)

Vous avez effectué il y a déjà quelques mois, une première partie prestigieuse, celle des Arctic Monkeys au Bikini de Toulouse. Quels souvenirs gardez vous ?

Sam : C’était assez fabuleux et en plus on leur a mis la branlée au baby-foot. Enfin, Julien a mis la branlée à moi et Matt Helders. C’est assez énorme, c’était assez inespéré, on ne s’y attendait pas du tout. C’est une longue histoire, mais c’est quand même le manager des Arctic Monkeys qui a appelé le Bikini pour dire qu’il voulait les Shaking Heads en première partie.
Xavier : Parce qu’il a eu l’occasion de connaître les Shaking Heads.
Julien : Quand même les Arctic Monkeys à la base ça été un peu notre détonateur, c’est ce qui nous a poussé à monter ce groupe. C’était la réalisation d’un rêve impensable, jamais on n’aurait envisagé à ce moment là faire la première partie des Arctic Monkeys.
Sam : A la base quand on s’est rencontré avec Julien, je pense que le premier morceau qu’on a bossé c’était un morceau des Arctic Monkeys. Et là, quatre ans plus tard, on se retrouve à faire leur première partie. On a senti ça comme l’aboutissement du travail qu’on avait fait finalement.
Melchior : Le caractère exceptionnel de ce concert c’était aussi la surprise. Le concert était annoncé trois semaines avant il me semble, et une semaine avant on nous dit qu’on joue en première partie. Et là effectivement, on a passé la semaine sur un petit nuage et même après le concert un mois de plus. Je pense que ça a renforcé encore plus, le caractère exceptionnel de ce concert.
Julien : Le plus dommage c’est que nous n’avons aucune trace photo/vidéo.
Sam : Je pense qu’en plus, ça a fait du bien au groupe. Mine de rien, c’était dans une période où on venait de se séparer de notre manager et on avait pas énormément de concerts. On avait eu Beatsteaks à la Dynamo qui était énorme aussi, puis les Arctic Monkeys, et c’est vrai que ça nous a boosté. On est reparti du bon pied.
Xavier : Pour conforter l’idée de petit nuage, après on a eu des retours excellentissimes sur ce concert, de la part du public, mais aussi de la part du staff des Monkeys.
Melchior : Je crois que c’est ce concert qui nous a donné envie de repasser en studio et de repartir sur trois morceaux.

En plus Sam, tu me disais que tu étais un peu embêté de ne pas avoir d’actu à proposer après ce concert.

Sam : C’est ça ! C’est difficile pour des formations comme nous de faire vivre l’actualité du groupe. Forcemment ça a tout multiplié par deux.
Xavier : Ou trois.
Sam : C’est pour ça qu’on a hâte de jouer ce soir, parce que c’est notre premier concert à Toulouse depuis, donc on espère que ce sera cool.

Pouvez me parler de "When You Light Up Your Cigarette" ?

Xavier : Ce nouvel EP, s’intitule “When You Light Up Your Cigarette”, qui est le nom d'un morceau écrit par Sam Wilmott, songwritter franco-anglais de son état. Ca correspond plus ou moins à la période de la première partie des Arctic Monkeys. On avait plusieurs morceaux qui étaient excellentissimes, avec trois qui sortaient du lot On a donc décidé de les coucher sur CD. Il faut quand même avouer que Bathers & Sharks, l'EP qu'on avait fait avant, était un peu passé inaperçu pour plusieurs raisons. Il nous tardait de refaire de l'actu et puis c'est vrai qu'on s'est rendu compte que le milieu de la musique...ça va faire encore très bateau ce que je vais dire, non mais c'est vrai que le milieu de la musique se casse un petit peu la gueule. Pour un petit groupe comme nous vendre des CDs ça va cinq minutes et on ne peut pas construire une carrière sur ça non plus. On s'est donc dit : "pourquoi ne pas enregistrer des morceaux chez l'excellent Fryzzzer qui nous avait déjà fait Bathers & Sharks et les donner sur Internet à un public de plus en plus nombreux qui nous suit et nous supporte". C'était une sorte de juste retour des choses pour le public et ça nous faisait aussi plaisir à nous de poser ces morceaux en studio car c'est des putains de morceaux faut l'avouer. Je pense que tu es d'accord avec moi ?

Julien : C'est vrai que l'envie d'enregistrer c'est pour poser des morceaux qui nous plaisent sur CD. Mais là l'idée c'était de faire une opération communication pour le groupe. Dans le contexte où les gens achètent de moins en moins de disques, et que nous on reste un groupe auto-produit avec peu de visibilité dans la mesure où on a pas de label, on doit faire les choses par nous même. On s'est dit c'est le moyen de se faire plaisir et de faire parler de nous en distribuant gratuitement ces trois titres qui sont téléchargeables gratuitement sur Internet.

Melchior : On l' a pas construit comme une politique de comm, on est parti d'un constat. Le constat c'est que les Shaking Heads c'est un groupe de scène, que nous on fait de la musique plutôt pour faire de la scène que pour enregistrer des CDs. Et de toute manière dans le contexte actuel, le marché, la vente de CDs, c'est que tu disais Xav, on voulait tester autre chose et là l'objectif c'était de donner des Cds gratos pour avoir du monde sur scène, pour continuer à prendre du plaisir sur scène, avoir du monde de plus en plus nombreux. On s'est dit peut être même continuer l'expérience, en faisant des concerts on rapporte des sous, avec ça on va en studio, et on met les morceaux sur Internet. Ca peut être un système qui fonctionne à long terme.

Au niveau des chiffres ça c'est bien passé ?

Julien : Du coup c'est moi qui détient les chiffres.
Melchior : Je vais les apprendre alors.
Julien : Ca s'est pas pas mal passé. Quand on a rendu accessible les titres donc mercredi, on a eu ....
Les autres : N'hésite pas à les gonfler. (rires)
Julien : Sans les gonfler ce soir là, on a eu 220 visites. Pour le soir où on l' a lancé c'était pas mal, sans le lendemain. Ca veut dire qu'il va falloir relayer l'info beaucoup, on a fait des flyers. Ca reste aussi un challenge communication bien mené, mais ça commence plutôt pas mal. On espère que ça va continuer.
Xavier : On est relativement content du résultat et de l'accueil. C'est peut être ta prochaine question, mais on a eu de très bons échos autant sur notre travail à nous de compositeur, que sur le travail de son fait par Fryzzzer.

Est ce que cet EP sera décliné en une forme physique ?

Xavier : C'est un mystère que nous gardons précieusement. Tu n'auras aucune info là dessus.
Sam : Peut être.
Xavier : Peut être...mais peut être pas. Et peut être sur des supports un petit peu inattendus.
Julien : Sur des cassettes. (rires)
Xavier : On sortira un concert en VHS aussi pour tous les gens qui ont encore des magnétoscopes. (rires)

Sur votre album la chanson la plus longue dure 3’10, et la plus courte est de 3,29 sur ce nouvel EP. Ce n’est pas quelque part une marque d’évolution ça aussi ?

Xavier : Exactement ! C'est le constat qu'on s'est fait. C'est tout con, mais on s'en était pas rendu compte avant d'aller en studio. C'est quand on a enregistré un morceau qu'on a vu ça. On a quand même un titre qui frôle les cinq minutes. A l'époque du premier album, à aucun moment on aurait pu se dire qu'on allait enregistrer des morceaux qui dureraient plus de trois minutes. Et là notre morceau le plus court dure trois minutes, ça montre quand même bien une évolution générale. Je vais laissé parler Sam parce qu'il bout d'impatience.
Sam : Je voulais juste dire qu'on s'est surpris nous même avec un morceau de quasiment cinq minutes. On en est très fier car il est quand même très bon.
Melchior : Encore une fois ce n'était pas une volonté de faire des morceaux plus longs, mais je pense que c'est au niveau du travail de composition que ça a un petit peu évolué et qu'on a testé des arrangements originaux avec des cassures de tempo, des changements de tonalité. Ce sont des des choses qui se mettent bien en place et qui allongent la durée du morceau. C'est le résultat d'une évolution dans des arrangement qu'on essaye de faire plus fins. Sur certains morceaux on reste plus sonpatané, "My Girl" qui est sur l'EP est un morceau très intuitif, très spontané.
Sam : Morceau qui ne s'appelle plus comme ça. (rires)
Melchior : Road To Happiness est un morceau très spontané, très rock, un peu dans la lignée des arrangements qu'on faisait au début.

Quelles sont vos prochaines dates ?

Xavier : On joue à la Dynamo le 22 Octobre avec Dirty Fonzy.
Sam : Ce soir donc. Sinon on joue le 10 Novembre au Saint des Seins pour le FAT Festival avec Cold Silver et Sing Sing My Darling. Après on va jouer a Aix, Marseille et Gaillac. Après Xavier se fait opérer du ménisque.
Xavier : Je me fais opérer du ménisque le 23 Novembre.
Sam : Ensuite on repart de plus belle en 2012. On ne sait pas trop encore, mais il risque d'y avoir des trucs sympa.

Pour 2012, cous comptez toujours faire ce système de mini-tournée dans l’hexagone ?

Sam : Oui, sauf si un nous propose une tournée énorme avec un groupe énorme...ou pas d'ailleurs. Mais pour le moment on fait ça.
Xavier : Il va sûrement y avoir de la grosse date qui va tomber. On ne peut pas trop en parler pour le moment mais de la grosse date. Sans rigoler de la petite grosse tournée, on va essayé de faire pas mal de dates dans le sud. On dirait le sud, le temps dure longemps quoi.
Julien : Et un label ce serait pas mal aussi. Ca reste l'objet de recherche on peut le dire.
Sam : On va continuer de composer comme on le fait toujours.

Un mot chacun pour qualifier TSH sur scène ?

Sam : Jouissif.
Julien : Energique.
Xavier : Efficace.
Melchior : Libre. (applaudissements)
Sam : On sent l'humaniste.

La chanson des Shaking Heads que vous adorez jouer en live ?

Sam : Moi en ce moment c'est When You Light Up Your Cigarette justement.
Julien : Pour moi c'est notre toute nouvelle composition qui est encore inédite pour le public. Ca me le fait à chaque nouveau morceau.
Melchior : Une des plus vieilles dont je ne me lasse pas : Run if You Can.
Xavier : It's Hard.

Quel est vitre 1er CD acheté et le dernier ?

Sam : Basile Boly & Chris Waddle
Xavier : Barbie Girl du groupe Aqua
Julien : No Limit, 2 Unlimited en cassette 2 titres.
Melchior : Purée, moi je suis fier de dire que c'est Samsh de Offsprings.

Sam : Le dernier que j'ai acheté moi c'est le dernier des Arctic Monkeys.
Xavier : Moi aussi, Suck It And See.
Julien : Le dernier truc que j'ai trouvé par hasard c'est le premier Skip The Use avec un peu de retard.
Melchior : Moi c'est Beatsteaks

Julien : Le dernier EP des Shaking Heads

Sam : J'écoute pas mal le dernier Cage The Elephant. J'aime pas tout dessus mais il y' a certains morceaux que je trouve très bien.

Et le Noel Gallagher ?

Sam : Il y a des morceaux que je ne trouve pas dégueux justement.
Xavier : Il était au Grand Journal l'autre jour, moi pourtant qui chie sur Oasis, je trouve ça pas trop dégueulasse non plus.
Julien : Je continue de chier sur Oasis par contre.
Xavier : Moi aussi en fait.
Melchior : Je suis complètement indifférent, rien à foutre.
Xavier : En ce moment j'écoute pas mal les Arctic Monkeys sinon à longueur de journée j'écoute Gallows. Et du coup je crie.
Julien : Skip The Use, et je me suis remis à écouter à nouveau les Pixies Doolittle. Très très bon album.
Melchior : L'album rock que je dois le plus écouter en ce moment c'est les Rage Against The Machine. Je ne vis pas dans mon époque.

Une chanson honteuse.

Sam : On aime beaucoup Patrick Sébastien, surtout "Pourvu que ça Dure". Après on aime bien tous les classiques : Jean Jacques Goldman, Patrick Bruel, Julien Clerc...

Si vous pouviez prendre possession d'un corps pendant 24h, ce serait qui et pourquoi ?

Sam : Moi ce serait Robbie Van Persie pour marquer des buts pour Arsenal. (rires) Ou Scarlett Johansson pour me voir toute nue, entièrement.
Xavier : Moi j'aimerai prendre le corps de Mélanie Laurent pour me prendre en photo et pour me les envoyer quand je redeviendrai Xavier Gauduel. Je vais te faire une réponse sérieuse, j'aimerai prendre possession du corps de Travis Barker quand même. Juste pour savoir ce que ça fait d'être le meilleur batteur du monde.
Julien : J'aimerai bien être Arnim de Beatsteaks pour être un des plus grand meneur de foules du rock.
Melchior : Serj Tankian.

Question torture. Choisissez chacun un album/livre/film et jeu vidéo pour partir sur une île déserte !

Xavier : Street Fighter, Les Fourmis de Werber, Orchestra de Gallows et Star Wars.
Julien : Le premier des Monkeys (Whatever People Say I Am, That's What I'm Not), Le Monde Selon Gaarp de John Irving, Amadeus et Sonic sur Megadrive. Oui je me suis arrêté il y a longtemps.
Sam : Le premier Arctic Monkeys également mais aussi Rage Against The Machine, La Maison du Sommeil de Jonathan Coe, Drive parce que c'est le dernier film que j'ai vu et il est énorme. Je pourrai trouver mieux mais c'est le premier qui me vient à l'esprit parce que ça fait longtemps que j'avais pas vu un film aussi bien. Et le jeu vidéo FIFA 2012.
Melchior : Un album Nervermind de Nirvana, un jeu vidéo Mario kart sans aucune hésitation. Un film The Cosntant Gardener et un livre, la Bible.

Quel est selon vous l’imposteur de l’année ? Qu’il soit dans le domaine musical ou non.

Melchior : Nicolas Sarkozy, non trop facile ça.
Xavier : Moi l'imposteur de l'année ce serait Nafissatou Diallo.
Julien : DSK du coup.
Melchior : Christine Lagarde
Xavier : C'est très politique tout ça.
Sam : Christian Jeanpierre.

Une collaboration de rêve ?

Xavier : Je pense qu'on aimerait tous faire un truc avec les Beatsteaks.
Julien : Ou le producteur Rick Rubin.

Merci !

(Applaudissements)

The Berlioz, l’interview

Written by La team. Filed under Interview, Nouveauté. No comments.


Rappelez-vous, l'an dernier et à cette même époque de l'année nous vous proposions de remporter l'EP des Berlioz. Aux vues des fréquentations que nous entretenons avec le trio il était normal qu'ils finissent par se prêter au jeu de l'interview. C'était il y a quelques semaines de ça, merci à Benjamin, Julien et Guillaume pour cet entretien haut en couleurs. Vous pourrez d'ailleurs assister sur la deuxième vidéo à un live improvisé dans la chambre de ce dernier.

Les Curiosités vol. 9

Written by Michaël. Filed under Concert, Interview. No comments.

Bring Your Jack & Housse de Racket

C'est jeudi dernier que les deux tiers de la rédaction se sont rendus à une énième soirée curiosités au Bikini. Encore une fois, pour la modique somme de 5 euros, on a eu droit à une affiche plus qu'alléchante. Nous y reviendrons dans quelques semaines mais nous avons eu la chance d'interviewer Concrete Knives, Is Tropical et Housse de Racket.

Mais revenons en à nos moutons, la soirée débute sous les nappes atmosphérique des Montreal On Fire, formation toulousaine qui n'en était pas à son premier Bikini. Comme je l'ai souligné plus haut, le quatuor insiste sur une ambiance désabusée. La complainte du chanteur s'entremêle avec de sonorités raisonnantes et décalées. Peut être un peu long vers le milieu du set, le groupe m'a quand même marqué de par le travail de composition mais également par un dernier titre explosif: Wave Your Arms.

La soirée continue, Concrete Knives envahissent la scène du Bikini, désolé pour eux mais je n'ai pas vraiment assister à la prestation donnée. Si en fait, mais seulement l'histoire d'un titre pop à souhaits. J'en arrive donc aux Is Tropical et leur fameux foulards. Le groupe est plus qu'à l'aise sur scène, le public quand à lui se prête au jeu de la photo. Pas mal de samples sont utilisés pendant la durée de la prestation donnée en particulier pour le batteur qui du coup impressionne avec sa caisse claire explosive. Mais ce qui relève de l'avantage peut vite se transformer en désavantage. Par exemple, lors du très attendu The Greeks, j'ai trouvé le passage électro un tantinet faible comparé à la version studio. Contre toute attente et pour mon plus grand plaisir, le set s'achève avec Seasick Mutiny et ses notes triturées.

Plus qu'un groupe, et quel groupe: les Housse de Racket s'installent à leur tour. J'avoue avoir été déçu, mais rien à voir avec le duo (d'ailleurs trio sur scène). Oui je m'adresse à toi public toulousain, la prestation aurait pu être encore plus joviale si tu n'étais pas si fatigué. En attendant j'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie des jeunots de chez Kitsuné. En même temps, j'avoue être un extrême fervent du dernier album de Housse de Racket. Et quel fut mon bonheur quand les premières notes d' Aquarium ont retenti dans la salle. Carrément centré sur leur nouvel opus - seulement un morceau de Forty Love joué, ils l'aiment d'ailleurs tellement qu'ils le comparent à "une reprise des BB Brunes" - la sensibilité précoce dégagée n'a fait que renforcé l'idée que j'avais les concernant. Ils sont grands. Et ils le seront encore plus dans quelques années.