C'est avec beaucoup de retard - et nous en sommes navrés - que nous postons aujourd'hui l'interview des Bewitched Hands. Rencontré durant la première édition du Weekend des Curiosités à Toulouse, c'était la seconde rencontre entre le groupe et notre site. Même si les informations ne sont plus toutes fraîches, on y apprend quand même des choses, comme leur succès autrichien ou encore les dessous de leurs artworks.
Vous êtes un groupe de six personnes, et presque le même nombre compose. Comment faîtes vous pour donner naissance à une chanson ? En combien de temps avez-vous enregistré votre album ?
Benjamin : On est cinq à composer dans le groupe c’est vrai. En général c’est une personne qui ramène un morceau jamais fini qu’on arrange tous ensemble. On bosse beaucoup en studio on adore ça. On en a un à Reims, on peut donc enregistrer quand on veut. Le gros de l’album s’est enregistré concrètement sur deux mois, sachant qu’il y trois morceaux qui existaient avant The Bewitched Hands. Après on a écrit la plupart des morceaux la première année de notre existence.
Avant la sortie de l’album, vous avez sorti plusieurs maxis, dont un sur le label April 77.
B : Oui et on a gardé Work ! C’est le premier morceau des Bewitched qui est sorti sur une maison de disque. Après il y a Hard To Cry, c’est le seul EP qu’on a sorti avant l’album et tous les autres EP sont sortis après l’album en fait.
Pourquoi avoir réduit votre appellation ?
B : On avait choisi ce nom là car on était une dizaine sur scène. On trouvait que “The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads caractérisait bien notre collectif. Le nom était super long mais on gardait ça, car on faisait un peu de musique psychédélique. Au bout d’un an de tournée on s’est rendu compte que personne n’arrivait à le prononcer, même pas nous. (rires) Puis on a passé une étape, on s’est dit qu’en sortant l’album, on raccourcirait le nom. En plus tout le monde nous appelait les Bewitched Hands. Puis le groupe s’est raccourci, on est plus que six aujourd'hui.
Nicolas : On a quand même été programmé trois fois sur le même festival. (rires)
Sébastien : On a une presse régionale qui est très très compétente.
B : Et oui c’est The Bewitched Hands avec On The Top et Of Our Heads ce soir en concert. (rires)
Qui a réalisé la splendide pochette de votre album ?
B : C’est un artiste qui s’appelle Sanghon Kim. C’ est un mec avec qui on bosse depuis quasiement le départ. Pour le premier EP qu’on a sorti, 'Hard To Cry', on avait pas trop de charte graphique. On a eu plusieurs propositions mais c’est le travail de Sanghon Kim qu’on a trouvé mortel. Depuis cet EP, il a fait la pochette de l’album et celles de tous les EPs qui ont suivis. Il est en train de faire actuellement un clip pour nous en animation. Et on sort le 20 juin, une réédition du 1er album avec 12 tnouveaux morceaux juste pour l’été et c’est encore lui qui fait la charte graphique. Après on repart en septembre pour enregistrer le deuxième album. Là, c’est juste des morceaux qu’on donne.
N : Qu’on vend plutôt. (rires)
"On repart en septembre pour enregistrer le deuxième album"
Ce clip d ‘animation sera pour quel titre ?
B : Le clip d’animation sera pour un morceau que personne ne connaît encore : Sur Le Quai.
Pouvez-vous nous parler du tournage du clip de Work, qui s’est fait outre-Atlantique ?
B : Ca s’est fait en une journée, on a fait l’aller-retour. On est resté trois jours, on avait pas trop d’idée. Celui qui a fait le clip est le frère de notre tourneur, il habite à Los Angeles et bizarrement c’était plus simple de le faire là-bas qu’à Paris. Donc on en a profité à fond.
Ce n’était pas la première fois que vous alliez aux E.U avec le groupe d’ailleurs !
B : En un an de temps, on est parti six fois aux Etats-Unis. A chaque fois ça s’est super bien passé. On a signé sur un label aux Etats-Unis, notre album va sortir incessamment sous peu. Et on retourne faire une tournée aux Etats-Unis en Septembre.
Est-il vrai que vous avez récemment découvert être des “stars” en Autriche ?
B : On était sur la plus grosse radio autrichienne en album de la semaine, donc on passait en boucle en là-bas et on ne le savait pas. On y était jamais allé à ce moment là. Après on a fait un concert dans une petite salle à Vienne et à la fin, le programmateur vient nous voir en disant : “ je fais jouer les Foo Fighters, ça vous dit de faire leur première partie devant 50 000 personnes ”. (rires)
N : On a hésité. (rires).
Comment ça marche au niveau des paroles chez les Bewitched Hands ?
B : On prévilégie pas forcemment le sens mais plutôt la musicalité des mots, ce qui fait que quand on écrit un morceau, si il est un peu triste, on va avoir un yaourt approximatif. On travaille le chant comme si on trouvait une ligne de guitare en fait. Tu as des mots qui viennent et puis on travaille autour. Mais ça parle toujours de la même chose: les gonzesses.
Un mot pour qualifier le groupe sur scène ?
B: Fou
N: Faux
B: Faux et Fou
N: Flou (rires).
A quoi est du l’essor de la scène rémoise selon vous ?
B : Baptiste est le frère de Benjamin qui joue dans les Shoes. On se connait tous depuis très longtemps. Pierre c’est un type qu’on connait depuis pas mal d’année, puis on a toujours bossé plus ou moins ensemble. Maintenant pourquoi la scène Rémoise explose, je ne sais pas.
S : Il y avait beaucoup de choses qui étaient déjà là depuis un moment. Yuksek ça fait longtemps qu’il fait de la musique, nous c’est pareil. C’est peut être le succès de Yuksek qui a fait un effet boule de neige. Il y a beaucoup d’individualités à Reims oui.
B : On a toujours fait de la musique, on a toujours bossé ensemble. Même avant avec The Film, on faisait déjà 2-3 trucs ensembe. Les Shoes ont joué sur notre album, nous on a joué sur le leur et celui de Yuksek. Tout le monde collabore c’est comme ça.
A propos de collaboration, Sébastien où en est ton groupe avec Clément de Alb ?
S : Il existe de temps en temps. On ne s’est jamais officiellement séparé. On est prit part d’autres choses.
Premier et dernier CD acheté ?
B : Moi c’était un vinyle du Club Dorothée, et le dernier sur iTunes : Smith Westerns.
N : Le dernier que j’ai acheté moi c’est l’album de Liars.
Une anecdote de concert ?
B : On est monté sur scène et Seb était pas là. On savait pas où il était et en fait il dormait derrière. Et l’autre fois je me suis battu avec ma guitare, je me suis foutu un putain de pain, j’ai continué à jouer avec du sang plein le visage. Anthonin s’est pris un gros casse gueule en montant sur scène, il n’avait pas vu le retour. (rires)
Qui vous pouviez prendre possession d’un corps pendant 24h, ce serait qui et pourquoi ?
N: Celui de ma meuf pour voir comme je suis un connard. (rires)
L’imposteur de l’année selon vous ?
Tous : M. Il fait toujours les mêmes solos de guitare.
Une collaboration de rêve ?
B : On est pas trop collaboration, car on est déjà six, on collabore déjà entre nous.
S : Puis en tant que musicien, faire une collaboration n’est pas très fructueux. ça peut être difficile finalement.
B : Pas de collaboration pour nous.
N : Fini les collabos. (rires)



















Housse de Racket l’interview
Souvenez vous, nous nous étions rendus à l'excellente soirée des Curiosités du mois dernier. L'occasion pour nous de rencontrer deux formations que nous affectionnons tout particulièrement. Les anglais de Is Tropical - que vous retrouverez prochainement dans une prochaine interview - et les Versaillais les plus prisés du moment se sont en effet prêtés au jeu.
C'est donc en cette douce fin de journée et au bord de la piscine du Bikini que l'entretien avec le duo Parisien s'est déroulé. Voici sans plus attendre ce que nous en avons retenu. Encore un immense merci à Housse de Racket pour leur sympathie.