Archives par catégorie : Interview

The Berlioz, l’interview

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Rappelez-vous, l'an dernier et à cette même époque de l'année nous vous proposions de remporter l'EP des Berlioz. Aux vues des fréquentations que nous entretenons avec le trio il était normal qu'ils finissent par se prêter au jeu de l'interview. C'était il y a quelques semaines de ça, merci à Benjamin, Julien et Guillaume pour cet entretien haut en couleurs. Vous pourrez d'ailleurs assister sur la deuxième vidéo à un live improvisé dans la chambre de ce dernier.

Les Curiosités vol. 9

Written by Michaël. Filed under Concert, Interview. No comments.

Bring Your Jack & Housse de Racket

C'est jeudi dernier que les deux tiers de la rédaction se sont rendus à une énième soirée curiosités au Bikini. Encore une fois, pour la modique somme de 5 euros, on a eu droit à une affiche plus qu'alléchante. Nous y reviendrons dans quelques semaines mais nous avons eu la chance d'interviewer Concrete Knives, Is Tropical et Housse de Racket.

Mais revenons en à nos moutons, la soirée débute sous les nappes atmosphérique des Montreal On Fire, formation toulousaine qui n'en était pas à son premier Bikini. Comme je l'ai souligné plus haut, le quatuor insiste sur une ambiance désabusée. La complainte du chanteur s'entremêle avec de sonorités raisonnantes et décalées. Peut être un peu long vers le milieu du set, le groupe m'a quand même marqué de par le travail de composition mais également par un dernier titre explosif: Wave Your Arms.

La soirée continue, Concrete Knives envahissent la scène du Bikini, désolé pour eux mais je n'ai pas vraiment assister à la prestation donnée. Si en fait, mais seulement l'histoire d'un titre pop à souhaits. J'en arrive donc aux Is Tropical et leur fameux foulards. Le groupe est plus qu'à l'aise sur scène, le public quand à lui se prête au jeu de la photo. Pas mal de samples sont utilisés pendant la durée de la prestation donnée en particulier pour le batteur qui du coup impressionne avec sa caisse claire explosive. Mais ce qui relève de l'avantage peut vite se transformer en désavantage. Par exemple, lors du très attendu The Greeks, j'ai trouvé le passage électro un tantinet faible comparé à la version studio. Contre toute attente et pour mon plus grand plaisir, le set s'achève avec Seasick Mutiny et ses notes triturées.

Plus qu'un groupe, et quel groupe: les Housse de Racket s'installent à leur tour. J'avoue avoir été déçu, mais rien à voir avec le duo (d'ailleurs trio sur scène). Oui je m'adresse à toi public toulousain, la prestation aurait pu être encore plus joviale si tu n'étais pas si fatigué. En attendant j'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie des jeunots de chez Kitsuné. En même temps, j'avoue être un extrême fervent du dernier album de Housse de Racket. Et quel fut mon bonheur quand les premières notes d' Aquarium ont retenti dans la salle. Carrément centré sur leur nouvel opus - seulement un morceau de Forty Love joué, ils l'aiment d'ailleurs tellement qu'ils le comparent à "une reprise des BB Brunes" - la sensibilité précoce dégagée n'a fait que renforcé l'idée que j'avais les concernant. Ils sont grands. Et ils le seront encore plus dans quelques années.

Rock en Seine 2011, le bilan

Written by Michaël. Filed under Festival, Interview. 1 Comment.

Ouille, cela fait vraiment un moment que je ne suis pas venu par ici et je m'en excuse! Mais au moins comme ça j'ai tout plein de nouvelles choses à vous raconter. Parmi ces dernières il y a bien évidemment le festival Rock en Seine qui comme chaque année, clôt la saison. Peut être le saviez vous déjà mais une quatrième scène est venue pointer le bout de son nez pour cette édition et c'est une grande première car malgré sa petite taille, c'est surement à cet endroit précis que j'ai passé mes meilleurs moments mais nous y reviendrons dans quelques lignes.

Par ou commencer? Je sais : un grand merci à toi Nesrine pour ton accréditation et ta sympathie. Dès le premier jour à savoir vendredi, le côté VIP grouillait d'artistes (par temps bleu et ensoleillé) . Encore plus que l'an dernier puisque la radio du Mouv' a carrément installé un studio sur le site. Mon après midi a tranquillement débuté avec le set des Smith Westerns sur la grande scène. Agréable moment mais c'était sans compter ce qui allait suivre. De retour côté artiste, un drôle de spectacle s'offre à ma vue : le trio plus alcoolisé que jamais s'amuse et insulte quelques malheureux pour la plus grande peine des responsables de chez Domino qui tentent tant bien que mal de maitriser le groupe. Je m'en vais ensuite retrouver le collectif Odd Future, premières minutes du concert explosives mais le charismatique leader semble manquer à l'appel. Fort heureusement le voilà quelques dizaines de secondes plus tard. Tyler the Creator plus énergique que jamais nous inonde de "SWAG" et on adore ça. La soirée continue en crescendo puisque Funeral Party joue sur la scène de la fontaine. Les poulains de Mr Casablancas donnent vraiment tout ce qu'ils ont. Tellement que le chanteur aura du mal à terminer son "Finale" et emploiera une voix plus aisée, preuve de son dévouement passé. Certains ne me rejoindront peut être pas sur ce point mais j'ai trouvé Kid Cudy ennuyeux à souhaits.

Jour 2, j'étais dès 15h00 sur la nouvelle scène en train d'attendre un groupe que j'affectionne tout particulièrement. Les espagnols de Polock débarquent. Ils sont timides mais pointilleux, simples et efficaces. J'ai adoré la prestation donnée qui se clôt bien évidemment sur l'excellent "Fireworks" . Voilà un groupe à qui je souhaite toute la réussite du monde! La suite se passe sur la scène de l'industrie : Cage the Elephant viennent nous présenter leur nouvel album. Alors franchement, mais franchement... j'ai pas du tout accroché, si ce n'est à la limite leurs morceaux d'antan. Bon j'ai beaucoup réfléchi concernant la suite mais j'ai décidé de la jouer franc-jeu avec vous. Je me lance, j'ai passé un très bon moment pendant les BB Brunes. A l'aise, les jeunots ont vraiment su faire cohésion avec l'audience. Le plus drôle dans tout ça, c'est que justement ladite audience prenait un plaisir certain à caricaturer le quatuor, à se moquer mais au final tout le monde est resté! Direction la nouvelle scène pour voir ce qui allait devenir mon concert préféré de tout le festival : WU LYF. En effet, il n'y a pas de mots pour décrire ce qui s'est vraiment passé. Une foule criant à l'unisson avec le leader ces espèces de complaintes religieuses, ces nappes si enivrantes, pas de doute là dessus, la fondation nous a faite rêver malgré un guitariste parfois en marge. Concernant les Arctic Monkeys, j'ai cru observer le phénomène suivant : On adore ou on déteste. Concernant ma position, pas de doute la dessus, Turner impose mais c'est la première fois que je n'ai pas entièrement accroché à un de leurs concerts malgré une précision et une qualité de jeu hors normes. J'ai l'impression qu'il manquait une âme, beaucoup de lassitude semblait émaner du quatuor de Sheffield.

Ultime journée festivalière mais pas des moindres puisque pour bien la commencer The Vaccines s'exécutent sur la grande scène. Plus la peine de préciser à quel point j'adore cette formation. Côté presse, une conférence est annoncée avec Crocodiles. Impossible d'obtenir une réponse censé avec ce groupe qui se la joue mais d'une puissance, frôlant par moment le domaine du pathétique. Mais il y désormais un nouveau caïd dans ce domaine là : j'ai nommé le grand Miles Kanes. Il s'est comme qui dirait Gallagherisé et dommage pour nous, il ne semble pas suivre le modèle du plus calme des deux frères. C'est qu'entre son attitude côté presse (vent sur vent) et sa prestation de grand maitre du monde, on meurt d'envie de lui rappeler d'où il vient. Heureusement Faris et sa bande était présent pour nous redonner goût à la vraie musique. The Horrors jouaient eux aussi sur la nouvelle scène. Centré sur Skying, dernier LP de la formation, le set fascine de par une combinaison qui mêle étroitement volupté et violence. A titre de bilan, on retiendra donc le même phénomène universel : Certains petits groupes se sentent au dessus de tout alors que de vrais légendes se font discrètes. Il y a également des formation peu influentes qui savent faire preuve de modestie et c'est à ces dernières que je tire mon chapeau. J'oubliais, j'ai gardé le meilleur pour la fin :

Metronomy l’interview

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Plutôt discret jusqu'à son deuxième album, l'ancien trio maintenant quatuor a littéralement fait le buzz avec son nouveau né The English Riviera. C'est au cours de leur passage au Bikini de Toulouse que nous avons eu la chance de nous entretenir avec Joseph, leader de Metronomy. Vous noterez l'apparition furtive des autres membres. Notre passage préféré? Un indice: "Comment s'appelle t-il déjà?'. Bonne interview à toutes et tous!

Interview: HushPuppies

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Les HushPuppies étaient la tête d'affiche du Festival Turbulences, le 12 Mai dernier, pour défendre leur troisième album: The Bipolar Drift. Avant le show, nous avons pu nous entretenir avec Olivier et Cyrille pour une interview aux sujets nombreux: l'aprés-tournée Silence Is Golden, le thème de la dérive bipolaire ou encore l'arrivée de leur nouveau bassiste, Marc. Merci encore au groupe pour sa sympathie !

Quelques années déjà se sont écoulées après la tournée de Silence Is Golden. Qu'ont fait les HushPuppies jusqu'à maintenant ?

Olivier: Après la tournée on s’est pris 15 jours de vacances. (rires) On a recommencé à composer des morceaux pour le troisième album. Donc on s’est enfermé dans notre local et on a fait des boeufs entre nous, comme d’habitude. On s’est remis à composer exactement comme on a fait pour les deux premiers albums. Entre temps notre label s’est cassé la gueule donc on en a cherché un autre, puis finalement on a dit qu’on allait le faire nous même. On est parti en studio, on a rencontré les gens avec qui on a enregistré l’album, c’est à dire Axel Concato et Maxime Leguil et on a travaillé avec eux. On a trouvé un distributeur pour propager notre album, Different, et on a commencé la tournée depuis Février. Et nous voilà, au mois de mai à Toulouse.

Est ce que vous pouvez nous parler en quelques mots de cet album ? Comment s'est passé le processus de production ?

Cyrille: On a pris plus de temps pour l’écrire. On voulait de toute façon, au delà de notre label, poser d’autres bases, c’est à dire pas refaire un autre enregistrement proche du live comme pour les deux premiers albums. On avait tous envie de toucher à d’autres styles musicaux, d’autres influences, d’autres groupes, d’autres variations de ce que l’on aimait. Je pense que la grosse différence avec les deux précédents c’est qu’on s’est beaucoup moins censuré sur les chansons et sur les possibilités que l’on avait. On ne s’est pas dit: “Ca c’est une chanson trop eighties ou celle-ci est impossible à jouer live”, quand on avait quelque chose de bon, on y allait et on poussait l’idée jusqu’au bout. C’est comme ça que cela nous a amené sur d’autres styles musicaux par rapport à ce que l’on avait pu explorer avec les deux premiers albums.

O: C’était à chaque fois pour servir le morceau. Si ça le servait, on allait jusqu’au bout d’une idée et on s’en foutait de voir si ça nous ressemblait ou pas. C’est après au final,  la seule fois où on a eu un peu du déchet, je vais dire, où on a fait des morceaux qui étaient pratiquement finis prêt à être enregistrés, et qu’on a pas mis sur l’album parce qu’on voulait mettre sur l’album des morceaux plus cohérents, qui avaient une homogénéité pour faire parti d’un album.

C: Il y a des morceaux ça faisait un peu retour en arrière, premier ou deuxième disque, et on avait un peu l’impression de reculer, donc on a pas voulu les mettre.

O: Au delà de ça, ça allait pas avec les autres morceaux et du coup ça allait pas avec un album de 11-12 morceaux cohérents.

Pour pas stagner dans votre style, vous avez donc décidé de vous entourer d'un réalisateur pour avoir un avis supplémentaire ?

O: C’est exactement ça en fait ! Je pense qu’après les deux albums où on a fonctionné comme ça en faisant tout - même si Peter Deimel avec qui on avait enregistré les deux premiers albums avait donner son avis en amont de l'enregistrement -, là on voulait vraiment quelqu'un qui rentre d'avantage dans les morceaux qui amène sa touche et qu'on se retrouve tous les cinq derrière quelqu'un. C'était ça en fait la chose importante, qu'on est un sixième mec qu'on suive et qui prenne des décisions où finalement nous on avait fait des compromis. A chaque fois quand tu fais de la musique à cinq, c'est sans cesse des compromis et tu avances, puis à un moment donné, il faut trancher pour de vrai et synthétiser.

C: Aussi je rajouterai qu'on avait peut être atteint une certaine limite au bout de deux ans à composer à cinq, comme dit Olive avec des compromis. Et je pense qu'on avait plus forcemment en tête le but final, c'est à dire vers quoi on voulait aller au départ. On s'est éparpillé un petit peu et le fait d'avoir eu ce réalisateur ça a vraiment arrêter les débats.

Est ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'est la dérive bipolaire ?

C: En fait l'album ne s'est pas fait autour de ce concept là, c'est ce concept qui est venu à nous après, parce que ça nous faisait marrer, ça correspondait bien avec ce coté psychotique de l'album où on se retrouve avec des morceaux de quatre minutes d'instruments très rock puis deux minutes ultra pop, ultra légère. La dérive bipolaire c'est l'explication que l'être humain ne maîtrise pas forcemment sa destinée et qu'il est constamment tiraillé entre plusieurs pôles de la vie. Les thèmes de chansons se retrouvaient bien dans ce concept là, c'est pour ça qu'on a piqué ce concept à un scientifique anglais pour le nom de l'album, tout simplement.

Est ce que la pochette est une matérialisation de cette dérive bipolaire ?

O: C'est aussi une volonté de pas se mettre en scène sur la pochette de cet album, je pense . Cette illustration est  de Julien Pacaud, qui est un illustrateur du Mans et qui a vraiment cet univers là, rétro-futuriste de collage. On aimait beaucoup ce qu'il faisait donc on lui a expliqué ce qu'était la dérive bipolaire et il nous a de suite fait cette illustration de la danseuse qui fait le grand écart entre deux falaises. On trouvait que ça matérialisait bien ce bipolar drift.

Quand on écoute le premier morceau, on a l'impression qu'il représente bien cette notion de différents pôles. Est ce qu'il aurait pu être diviser en deux morceaux distincts ?

O: Oui on y a pensé.

C: On pensait ne pas garder la partie un peu pop et aller plus loin encore dans les répétitions dans la partie instrumentale etc...
O: On a même pensé à mettre du chant sur la première partie.

C: Tout était possible mais au final pour le coup sur ce morceau là, on a gardé ce qui était le plus simple et qui se déroulait bien. C'est le fruit de plusieurs "jams" et enregistrements successifs  qui a permis d' arriver à une formule du morceau qui ne bougeait plus trop. Pour répondre à la question, il aurait pu terminer complètement splitter avec la deuxième partie à la fin de l'album ou même sans deuxième partie. Il y a eu beaucoup de chemins possibles sur ce titre là.

Quel est le thème des paroles dans Low Compromise Democracy ? Rien de politique pas vrai ?

O: Ce titre parle du droit d'être con. Chacun à le droit d'être con surtout Cyrille, parce qu'on l' a écrit pour lui au final. (rires) Non mais voilà, quand tu te connais depuis si longtemps et qu'il y a l'un de nous qui se met à raconter n'importe quoi et que tu sais qu'en plus il est de mauvaise foi,  tu laisses dires et tu dis "oui oui". C'est un peu une sorte de joker.

C: C'est aussi un message non de politique mais de société, où quelque part aujourd'hui on fait un peu parti d'une société où on a plus le droit de dire "merde" ou être fou en public. Tout le monde se cache un peu pour vivre heureux, alors qu'il faut assumer sa connerie et aller jusqu'au bout.

Nouvel album et nouveau bassiste !

C: Pour la présentation c'est Marc. De toute façon notre ancien bassiste, Guillaume, avait décidé depuis longtemps d'arrêter, pour raisons familiales qui lui appartiennent. Marc est un ami d'assez longue date qu'on croisait pas mal sur Paris (ancien bassiste du groupe Sheraff) et qui s'est imposé de lui même quand on a cherché quelqu'un.

Wilfried: Bah moi je vais aller à la piscine parce qu'il fait chaud.

Marc: Voilà Wilfriend, qui frise un peu. (rires) Ca fait huit mois déjà passé au sein de HushPuppies et tout se passe bien. On a bossé cet automne les morceaux que je ne connaissais pas tous, et maintenant c'est la tournée qui se passe très bien. D'ailleurs j'ai hâte de jouer ce soir.  Sinon, je n'ai plus mal au ventre et je ne dirai pas la solution.

O: Les toilettes. (rires)

Notre site s'appelle Bring Your Jack, avec qui apporteriez vous votre jack pour faire un boeuf ?

O: Moi j'aimerai faire un boeuf avec Tame Impalah, parce que de toute façon je serai pas là et du coup ça fera plaisir à Marc.

Franck: Pourquoi tu seras pas là ?

O: Parce que les boeufs en tant que chanteur c'est chiant. (rires)

Un livre, un album, un film ?

O: Je lis un livre en ce moment c'est "Les Insectes de Feu", la déclinaison en film c'est Bug. C'est de la science fiction qui date des années 70, mais de toue façon c'est marqué sur le bouquin. Et le disque je dis toujours le même: No Shouts, No Calls de Electrelane. Il est fabuleux et j'attend le retour du groupe avec grande impatience.

C: Et bien moi comme film, je n'en ai aucune idée. Comme livre, je dirai celui que je lis en ce moment, "Life" de Keith Richard mais je dirai Ravage de Barjavel. Pour la musique je dirai plus une chanson, My Name Is Trouble de Keren Ann.

M: Pour l'album, je vais pas être original, je vais dire Time Impalah. Pour le livre, Mes Clochards Célestes de Jack Kerrouac.

La Team.